Patricia Mosele, la phonétique française, histoire d’u et d’ou.

L’interview de Patricia Mosele, la phonétique française

F:En quoi l’étude de la phonétique est importante pour l’acquisition d’une langue ?

PM:L’étude de la phonétique est importante dans l’acquisition d’une langue seconde parce que la bonne prononciation facilite la communication. Si les étudiants prononcent bien le français ils ont plus de chance pour se faire comprendre et pour pouvoir comprendre ce que disent les français quand ils sont en train de discuter. Ça c’est la raison la plus important.

F:Quels sont les sons les plus difficiles pour les étudiants américains ?

PM: En général (pas de ), il y a des sons qui existent en français qui n’existent pas en anglais… ça pose parfois des problèmes. Par exemple le “r” francais; tout à fait différent comparé au “r” anglais. Et puis il y a des voyelles qui sont similaires à des voyelles américaines mais pas tout à fait la même chose. Donc ça pose des problèmes aussi. Le “e” le “u” qui n’existe pas en anglais et le “ou.” Qui n’existent pas en anglais mais il y a des sons similaires

F:Quelles sont les découvertes les plus intéressantes que vous avez faites lors de vos recherches?

PM:Il y avait certains choses très intéressant du point de vue phonétique. C’est à dire, les américains ont plus de mal a produire la voyelle “ou” en français comparé à la voyelle “u” en français. C’est la raison pour laquelle c’est une distinction à faire, c’est que le “ou” existe en anglais c’est une voyelle très similaire. Pour une raison ou un autre on ne sait pas exactement parfois les sons qui sont plus similaires sont plus difficiles à prononcer. On a tendance à reproduire le son qu’on a dans la langue maternelle. Tandis que le “u” n’existe pas en anglais. C’est quelque chose que les étudiants peuvent percevoir beaucoup plus facilement que les sons similaires.

F:Est-ce que vous faites d’autres recherches?

PM: Je fais des recherches en pédagogie. Je fais des recherches aussi en culture… Tout ce qu’il y a faire avec l’apprentissage des langues secondes. Dans un pays comme les États-Unis où on n’a pas de contact avec la langue cible. Par exemple ici, si on étudie l’espagnol, on peut trouver des gens qui parlent espagnol et il est très rare de trouver des gens qui parlent français. Je me spécialise dans ce domaine-là.

F:Si vous aviez des conseils à donner aux étudiants américains qui étudient le français, quels seraient-ils ?

PM:À mon avis, la meilleure chose à faire c’est de vraiment apprendre à parler français. C’est d’avoir le plus de contacts avec la langue naturelle que possible. Regarder les films, lire les journaux, les magazines, etc. Ce qu’on appelle en anglais, “input”: “natural input.” Aller dans un pays francophone, mettez-vous à la place des gens qui parlent français tout le temps et comme ça vous allez l’apprendre !

Published by

Juliette Bourdier, medievalist

Medievalist Researcher - Assistant Professor

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