Je suis mon héroïne, L’Idole

Je suis mon héroïne, dans Idole de B. Masocco

De nos jours les medias ont un accès illimité aux idoles de l’écran et de la musique. Ce type de publicité crée un faux semblant d’intimité entre l’idole et ses fans. Parfois elle suscite chez les fans une émotion qui pourrait être décrite comme une obsession ou une passion. On se peut demander si une obsession est un type de passion où même si la différence entre les deux peut être réduit à une question de degré. Dans la terminologie psychologique, cependant, les passions sont regardées comme normales tandis qu’une obsession est vue comme une maladie. Sigmund Freud a constitué l’entité de la névrose obsessionnelle en 1905.  Il l’a liée aux fixations sexuelles qui commencent en enfance. Mais cette composition ne traite pas des origines d’obsessions. Plutôt, elle explore leurs manifestations et les moyens pour distinguer une obsession d’une passion.

Les obsessions sont pour la plupart dangereuses. Si une personne ne pense à rien d’autre que son obsession, elle se peut ignorer sa santé et ses responsabilités. Les personnes obsédées sont souvent prêtes à s’abaisser pour gagner accès à leur idole. Par exemple, les «groupies» d’une rock star peuvent avoir des rapports sexuels non protégés et impersonnels, elles risquent ainsi des blessures physiques et affectives.  De plus, ce n’est que l’obsédé lui-même qui est menacé par l’obsession. Parfois c’est l’objet de l’obsession comme John Lennon qui en a souffert, mais ce pourrait être n’importe qui. Nous avons le cas de John Hinkley qui a essayé d’assassiner Ronald Reagan pour attirer l’attention de Jodie Foster.

Mais on ne peut pas dire que tout le monde qui fantasme se blesse. La preuve qu’une illusion peut être saine est illustrée par les malades qui croient qu’ils seront guéris. Ils ont une meilleure possibilité pour le rétablissement que les malades plus réalistes. De plus, un rêve peut nous aider à persévérer face à des obstacles. Même si c’est la question d’une idole de pop musique comme dans le court métrage Idole de Benoît Masocco, les illusions peuvent entraîner des bienfaits. Dans ce film la narratrice est inspirée par sa passion à essayer des choses qui sont en dehors de sa zone de confort. Sa quête à rencontrer son idole la mène à sa carrière.

Il est important d’être conscient des différences entre une obsession dangereuses et une passion saine.  Une personne obsédée réprime ses anciens intérêts. Par contraste, une personne passionnante les retient en même temps qu’elle augmente ses horizons. Comme nous voyons dans le court métrage Idole, la narratrice reste amoureuse de la littérature moderne tandis qu’elle travaille comme animatrice. En général, une obsession est liée à la destruction tandis que la passion est une force créatrice.

Nous ne nous distinguons pas des gens désaxés à cause de leurs illusions, nous avons les mêmes qu’elles. En fait, tout le monde vit dans un univers de sa propre création. Plutôt, c’est une question de quelles sortes d’histoires ce que nous racontons. Donc, on se peut demander si cette tendance à raconter est innée ou acquise.

Works Cited or Referenced :

Idole,  court métrage réalisé par Benoiît Masocco en 2003

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/adulte/pathologie/nevrose-obsessionnelle.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsession_(médecine)

Une Illusion d’amour : Idole de Masocco

Mélissa Martelly

Idole.

Une Illusion d’ Amour.Idole

Cette œuvre nous raconte l’histoire d’une jeune femme amoureuse d’une image; relation qui peut occasionner bien des déboires.

  • Idole
  • Réalisation : Benoît Masocco, France 2004
  • Acteurs : Gwendoline Rothkegel, Pierre Deladonchamps, Richard Gauthier, Sophie Eberhardt.
  • Genre : Court métrage français, Intrigue amoureuse
  • Son et Image : Sarah Simoni, Pascale Marin
  • Durée : 8 minutes 43 sec.
  • Synopsis : Lors d’une séance d’interview télévisée, une jeune étudiante tombe éperdument amoureuse d’un chanteur vedette qu’elle n’a jamais rencontré. Elle s’éprend progressivement, fouine dans les magazines, s’informe des détails de la vie et de la personnalité du jeune homme, puis tout bonnement cherche à rencontrer l’objet de sa convoitise. L’adoration de cette idole bouleverse sa vie et l’entraîne vers des choix professionnels et de vie non orthodoxes pour y parvenir. Cette jeune étudiante finira-t-elle par rencontrer l’objet de son désir ?

Ben Masocco, journaliste, fut impressionné par l’influence des idoles sur leurs fans. Comme il nous le dit dans son interview pour Mouviz : “J’ai toujours été impressionné de voir l’effet que les célébrités peuvent avoir sur le public… On ne parle pas “d’idole” ou “d’icône” par hasard, on est souvent proche de quelque chose de quasi-religieux…” C’est alors qu’il écrivit “Idole”. L’histoire d’une jeune femme qui tombe éperdument amoureuse d’un jeune chanteur et qui bravera tous les obstacles pour rencontrer l’homme de ses rêves. Idole fut acclamé à travers la France et reçut un total de dix prix, pour ne citer que : le premier prix Festival International du film court de Lille 2004, le grand prix du jury jeunes Festival de Parthenay – Festimages 2003 et le prix de l’originalité aux Festival de films courts d’Ile de France Imag’Essonne.

Dans Idole, Masocco et son équipe créèrent une petite merveille, en se servant d’une technique cinématographique assez différente : le court métrage.  Il voulait ” … jouer avec les images, … les faire défiler comme des faits réels…”, afin de raconter une histoire qu’il chérissait : respecter, faire ressortir et mettre en valeur les ambitions de ses personnages “surtout si elles sont sentimentales…”(Muviz). Avec un budget d’environ deux cents euros, utilisant une caméra DV (TRV900), montée avec un “simple” Final Cut Pro, son équipe et lui ont pu réaliser ce film magnifique en 48h. Tandis que la postproduction, la partie la plus longue du montage, dura quelques semaines: “par petites touches”… comme nous le dit Ben dans son interview.

A l’âge de treize ans, Benoit Masocco débuta dans la cinématographie et la vidéographie puis monta son premier film en pellicule à dix neuf ans. Après un arrêt de cinq ans, il revint et réalisa “Idole” en 2003. Les acteurs principaux ne pouvaient pas être mieux choisis : Gwendoline Rothkegel, actrice de théâtre et de cinéma, incarne parfaitement le rôle de la jeune étudiante un peu ridicule et maladroite qui tombe éperdument amoureuse de la vedette. Tandis que Markus, “l’idole” en question, interprété par Pierre Deladonchamps, a tellement bien incarné son personnage que Ben Masocco nous dit qu’on lui a souvent demandé dans des festivals s’il était réellement chanteur.

Ce métrage transmet un message universel qui  nous affecte tous: Les idoles et l’illusion de l’amour. Selon un article de Tunisia Today : “Entre l’amour le vrai et les fantasmes, il y a tout un monde chimérique”. Chez les adolescents, il est très fréquent de centrer les sentiments, l’admiration et le désir vers une personne inaccessible : “Il est très amoureux de moi, mais, il ne le sait pas encore/ Je voulais plus, je voulais tout” (Idole). Leur tendance idéaliste les pousse parfois à satisfaire leur besoin affectif à travers le rêve, l’idolâtrie, la fiction : “… une voie qui ne s’adressait qu’à moi” (Idole). Cette admiration leur sert de motivation pour prendre des risques afin de bâtir leur propre personnalité et de créer leur identité : “J’ai fait une carrière très enviée dans le monde des médias et le plus incroyable, c’est que je la dois uniquement à un parfait inconnu, un homme à qui  je n ‘ai  parlé qu’une seule fois, peut-être l’ homme que j’ai le plus aimé” (Idole).

Idole, l’un des meilleurs films de Benoit Masocco qui nous affecte tous, est un court métrage original, équipé d’un bon scénario et d’une bonne mise en scène. Nous ne pouvons nous empêcher d’éprouver de la sympathie pour l’héroïne principale, car nous  avons tous eu, à un certain moment de notre vie, le béguin pour une célébrité quelconque. Le message d’ “Idole” est si puissant qu’il est utilisé dans des manuels scolaires au Canada anglophone permettant aux lycéens l’apprentissage du français. Ce court métrage très émouvant devrait faire partie du curriculum scolaire de tous les étudiants à travers le monde.

 

par Melissa Martelly

Références:

http://www.benoitmasocco.com

http://www.mouviz.com/films/film.php?film=idole#commentaire

http://www.mouviz.com/films/interview.php?film=idole

http://www.tunisia-today.com/archives/33219

Le Mozart des pickpockets

Du geste à l’attitude

Danielle Foss

Le court-métrage prend pour sujet le larcin et l’apprentissage d’un jeune mendiant sourd-muet dans l’art de voler. Deux hommes, Philippe et Richard, adoptent l’enfant et lui enseignent les principes des voleurs. La première leçon est de changer son approche et de ne plus mendier (tendre la main), mais de prendre ce qu’on veut avec une main experte. Essentiellement, c’est la différence entre la dépendance et l’indépendance. Avec ce changement de geste, les deux hommes enseignent à l’enfant comment devenir le participant actif de sa vie. La leçon révèle en lui un talent naturel pour voler, et son succès à la fin nous offre son premier sourire du film.

Le titre à écouter

Lyrana Hughes

Ce court métrage réalisé par Philippe Pollet-Villard, possède un titre curieux qui mérite un examen. Le titre fait référence à un petit garçon de la rue. Un sourd-muet, il est doué exceptionnellement pour le pickpocketing. La juxtaposition du nom Mozart—attribué par affection—à côté du crime de pickpocketing est intéressante : est-ce qu’un tel crime peut être aussi de l’art ? Allez regarder « Les Mozart des pickpockets, » cet enfant est sûr de vous surprendre et vous plaire !


Au rythme de la musique

Lindsay Lou Groninger

La musique du film, l’unifie le film comme une comédie. Le ton humoristique deviendrait monotone si il n’y avait que les dialogues. Une scène en particulier, est très représentative. Quand Philippe décrit une stratégie pour voler un touriste à trois, la musique commence et s’arrête avec l’histoire imaginaire, lorsque la réalité est moins idéale. Elle complète la progression du vol en le transformant en caricature.


Scènes coupantes

Joseph Chehouri

Ce film nous captive avec une intrigue directe et rapide. En ne la situant pas dans un grand contexte, le réalisateur nous force à nous adapter, un peu comme les personnages principaux, des criminels mineurs – Philipe et Richard. Leurs vies changent au jour le jour et parfois même d’heure en heure. De plus, les scènes courtes ajoutent à ce sentiment d’instabilité et au découragement qui se construit le long du film. Tout de cela culmine dans la scène finale, qui présente une opportunité d’avoir enfin la stabilité. Mais comme une vie normale, ça leur échappe aussi.


Éveiller le Mozart qui est en nous

Faulkner Griffin

Au début de l’histoire, on attend la fin du silence de Mozart. Pourquoi ne parle-t-il pas ? Quand va-t-il montrer sa personnalité ? Son attitude semble amorphe même quand Richard renonce à sa Rolex pour le garder dans la chambre. C’est alors qu’on se rend compte que Mozart est réellement sourd-muet. Dans cette scène, les trois dînent ensemble autour de quelques pâtes et deviennent une famille. Au long du film, Mozart devient plus heureux et s’épanouit à chaque vol. Et à la fin, avec un vol digne d’un vrai artiste, on voit le meilleur sourire du monde, celui du Mozart des pickpockets.


Un peu de bleu dans la grisaille

Jordan Crabtree

Dans ce court-métrage, on est dans un monde des métaphores subtiles qui dans un sens profond représentent les personnages et leurs rôles dans l’histoire. Tel que le petit que les hommes hébergent dans leur chambre. Quand ils sont tous à la table pour dîner on voit que le garçon porte un pull bleu alors le reste dans la scène est très terne (décor, vêtements, peau, lumière). Cette couleur symbolise une sorte d’eau pure qui va les laver et rendre leur vie meilleure. Par la suite fait, c’est cela qu’il fait, il est comme un billet gagnant de loterie, un ciel bleu, un peu d’espoir.


Court : au film comme dans la vie

Laura Bladow

Le court métrage est comme la vie… courte. C’est une métaphore qui nous force faire attention aux détails. La clé de l’impact du film est dans sa brièveté parce que chaque scène à des dialogues très riches, des mouvements fournis, un cadre et des décors offrent des indices abondants etc. Il souligne que l’on doit faire bien attention aux détails pour bien comprendre l’histoire mais aussi qu’on doit être conscient de c eux dans notre vie pour la vivre complètement.

 

Écrire le futur, le pouvoir du stylo ! (Nov 2011)

Kristine Guterriez

Philippe Pollet-Villard, le réalisateur du court métrage « Le Mozart des pickpockets » est aussi scénariste. Son œil pour les détails et son style visionnaire évident y joue un rôle important. Un exemple fort de son talent est le pouvoir du stylo. C’est un point central des scènes dans la chambre. L’humeur sombre y domine, mais le stylo possède plus de couleurs (Un stylo à 4 couleurs !). Le petit Mozart l’utilise et dessine une « meson » avec des couleurs vives, un joli dessin qui est une image très loin de son environnement.  L’idée d’une maison pour l’enfant fait allusion au futur avec ses nouveaux parents, celui-ci est coloré mais ce n’est pas si simple…

 

Un peu de musique, SVP ! (Nov 2011)

Katie Muller

Dans le film “Le Mozart des pickpockets”, la musique ne joue qu’un rôle mineur et c’est la monotonie des petits évènements quotidiens qui prédomine. Pendant la plus grande partie du film, on n’entend rien d’autre que les dialogues. Quelquefois, pourtant, quelques notes d’une musique mièvre viennent parsemer maladroitement le récit. C’est insuffisant pour un court-métrage qui devrait happer l’attention des spectateurs dès les premières images. Le titre du film laissait espérer que l’histoire serait mise en valeur par une musique brillante, mozartienne. Espoir déçu.

 

Le génie de l’imbécile heureux

Hali Alexandra Wolf

Le personnage qui donne au film «Le Mozart des Pickpockets» une présence d’humour et de folie est Richard (joué par Richard Morgiève). Grâce à ses grandes oreilles, son apparence dégingandé et ses comportements féminins. Il donne à son rôle d’acolyte de Philippe plein d’originalité et de dynamisme. Morgiève n’est pas seulement capable de représenter un idiot très sympathique à l’écran mais arrive aussi à nous attendrir avec la touche maternelle qu’il adopte avec le jeune « Mozart ». À la fois très sage, humble, créatif et totalement maladroit, il exploite le génie de l’acteur dans toute sa splendeur. Cette dualité conjointement avec sa performance remarquable rendent le film captivant.

 

Petit parent deviendra grand

Lucas Polglaze

« Le Mozart des pickpockets » met l’accent sur les relations entre les adultes et les enfants. On y voit les deux personnages principaux, des hommes qui doivent voler pour survivre qui ne savent pas épeler le mot « maison ». Ce ne sont pas vraiment des parents modèles. Mais quand un jeune garçon sourd-muet entre dans leur vie, ils le considèrent comme leur fils. Les relations basculent et l’enfant soutient ses « parents » en leur fournissant de l’argent et encore plus… la liberté. Ainsi, l’enfant prend le rôle de donneur, pas celui de destinataire comme c’est d’habitude dans les familles. Ce changement fait que le spectateur voit ce film sous un nouveau jour et comprend comment un changement radical peut tout faire basculer

 

Saisir une main et la vie change

Bethany Kruger

L’arrivée d’un petit garçon a un impact profond sur les deux voleurs, Philipe et Richard. La première fois que nous l’avons vu, il mendiait. Soudainement, dans le chaos général, le bruit des sirènes, les ordres de la police, il a saisi la main de Richard alors maladroitement déguisé en touriste. Il est nécessaire de reconnaitre que c’est l’enfant qui les a choisis et suivis. Les deux minables ne peuvent pas le rejeter, il le recueille comme un petit animal. La confusion créée par le débarquement de Mozart est renforcée par le fait qu’il soit un sourd-muet. Ne sachant rien à propos de lui, les hommes lui montrent une générosité improvisée, de la compassion et une vraie relation se forme. Grâce à l’arrivée soudaine du Mozart des pickpockets, le film génère un brillant sens de l’espoir.

Musique : détail renforçant

Takako Hirokawa

Dans ce film, l’emploi de la musique accompagne les scènes d’escroquerie et ajoute un pincée humoristique aux aspects déjà établis. Au début du film quand Richard et Philippe volent, elle a une qualité moqueuse et renforce leurs personnalités maladroites. Dès que l’enfant devient la clé des vols, elle n’est plus la pièce sautillante de l’ouverture mais une chanson triomphante, un air tzigane (comme une sorte d’hymne national) qui souligne que les trois bandits dépendent dorénavant du petit garçon.

Rapt

Note de la directrice de rédaction

Rapt est un film dramatique français de Lucas Belvaux, en 2009.  Il s’agit d’une libre adaptation inspirée de l’enlèvement du baron Empain. Grand capitaine d’industrie, Stanislas Graff, est enlevé contre rançon. Il est séquestré pendant deux mois, mutilé, humilié. Pendant ce temps, les médias enquête sur sa vie privée, et révèlent des aspects de sa vie privée inconnus de ses proches : grosses pertes aux jeux, parties de chasse, nombreuses maîtresses. La presse à scandale en fait la une avec des détails croustillants, provoquant le déchirement de sa famille et sa perte de crédibilité au sein de l’empire familial.

 

Rapt et le problème des médias

Sonia Christensen

Le film français Rapt (2009) commence avec le portrait d’un riche industriel, Stanislas Graff (Yvan Attal), un homme qui a une énorme quantité d’argent et de pouvoir, mais qui a aussi une vie secrète (incluant une maitresse et des nuits de poker). Quand Graff est enlevé et gardé en otage, il s’attend à obtenir l’aide de la compagnie dont il est le président ou bien de sa famille. Cependant, la famille n’a pas les moyens de le libérer, et, pendant la captivité de Graff, les médias commencent à exposer sa vie scandaleuse, ce qui fragilise sa réputation et fait hésiter l’entreprise à payer la rançon.

Dans ce film, le réalisateur Lucas Belvaux dépeint les médias comme sanguinaires et focalisé uniquement sur les détails sordides de la vie de Graff, plutôt qu’avec sa libération. Belvaux illustre comment les tabloïdes détruisent Graff, plus que sa captivité aurait pu le faire.

D’abord, les secrets choquants qu’on expose prolongent l’emprisonnement de Stanislas de deux manières. Les articles, qui exagèrent la quantité d’argent que Graff a perdu dans les jeux au poker, convainquent ses geôliers qu’il possède plus qu’en réalité, donc, ils maintiennent une rançon excessive. En plus, à cause des histoires sordides que les tabloïdes racontent tout le monde abandonne Graff. De plus, la ruine de son image publique force Stanislas à abandonner son poste de président même après sa libération. Malheureusement, sa position n’est pas la seule chose qu’il a perdue.

En plus, sa famille le rejette à cause des médias, l’humiliation qui provient de l’exposition de sa vie amoureuse  provoque un divorce. Si cela n’était pas assez, ses filles, avec lesquelles il  avait auparavant une relation très tendre, sont dégoutées par son comportement.

En conclusion, Stanislas Graff n’est pas un personnage qu’on peut aimer ; il trompe sa femme, il se comporte comme un enfant gâté. Cependant, malgré ses défauts, on ressent de la compassion pour lui. Le mauvais traitement de Graff, vu sa situation désespéré, rend les médias complètement amoraux, et les expose comme un problème de la culture moderne.

 

Cannes : festival dans la récession !

La crise économique a eu un grand effet sur les villes et leurs festivals de cinéma comme celui de Montréal ou de Sundance en Utah. Tous leurs budgets ont baissé, mais il y a une exception : le festival de cannes. Plusieurs reportages nous informent que la crise ne l’affecte pas. La grande question est pourquoi n’est-il pas affecté ? Et quels sont les meilleurs forfaits pour vous ! Est-ce que vous aimez les plages, les célébrités et les hôtels ?

Dans le sud de la France, Cannes est une ville clinquante et tape-à- l’œil avec un mélange d’élégance. La culture de Cannes est la première raison qui motive le tourisme, l’accent est mis sur la plage, le luxe, les arts et la musique. Tous les acteurs, les producteurs et les mannequins y viennent. Faites attention à Brad Pitt, Angelina Jolie et toutes les célébrités qui se promènent en bikini. Ils contribuent à l’économie car ils attirent les touristes et louent des villas qui coutent jusqu’à €123.000 par jour.

Le budget du festival est toujours d’environ €20 million. L’argent vient de la ville de Cannes, le centre national du cinéma et des entreprises privées comme Renault, HP, Thomson ou Cartier et Chopard. À deux reprises le festival a été annulé pour des raisons financières, c’était en 1948 et 1949. Cette année on a assisté à des records d’entrées (984 films). Plusieurs films comme « Inside Job » et « Aurora » ont utilisé ce thème. « Inside Job », réalisé par Charles Ferguson en 2008, est un documentaire sur le commencement de la crise et la disparition de l’argent. Le film « Aurora » suit un homme pauvre. Son personnage principal, Viorel a beaucoup de problèmes avec la société et l’argent. Créer un film est très cher, le droit d’entrée à Cannes est de €350. Quand il était à Cannes, Ferguson a plaisanté disant que son film avait coûté jusqu’à vingt billions de dollars.

Il y a plus de 200.000 visiteurs chaque année à Cannes et les prix sont très élevés. Une nuit au Negresco coûte normalement €900. Mais le saviez-vous, la mairie de Cannes à offert une lune de miel gratuite au  Negresco, aux vétérans américains qui ont participé à l a libération de la région en 45 et qui ont épousé une Française… C’est incroyable ! Ne vous inquiétez pas, il existe des activités gratuites ou presque, comme de se promener dans le quartier du suquet, sur la croisette, visiter le palais des festivals et aller en navette vers les iles de Lerins !

http://www.lejdd.fr/Chroniques/Anne-Roumanoff/La-chronique-d-Anne-R…

http://www.festival-cannes.fr/
www.hotel-negresco-nice.com/en/history

Surfer une Nouvelle Vague

La Nouvelle Vague est un mouvement de la jeunesse des années 1950 et 1960. Les adolescents étaient inspirés à rejeter les styles traditionnels, par la turbulence sociale et politique. Leurs idées sont venues de la littérature et des arts, et apparaissent dans les films d’aujourd’hui.

La Guerre a engendré une forme d’existentialisme chez les jeunes à cause des actions prises par leurs parents. Ceux qui venaient de la zone de Vichy étaient vraiment troublés car ils étaient vus comme des traîtres. Tout a, alors démarré pendant le commencement du mouvement étudiant en 1968. En même temps, les gouvernements français et européens changeaient, le communisme effarait les gens et de nouvelles constitutions troublaient la population. Par ailleurs, un manque d’argent a laissé les jeunes réalisateurs avec moins de moyen et beaucoup de motifs artistiques.

Les réalisateurs les plus importants de cette vague sont François Truffant, Jean-Luc Godard, et Jacques Rivette. Le premier film de la Nouvelle Vague est  Le Beau Serge, une étude sur l’alcoolisme. À cause de l’après-guerre, les traits de La Nouvelle Vague étaient bien différents. Avec une nouvelle façon de produire, de tourner et de fabriquer les films, il y a un thème de résistance contre la tradition et les corporations. Les films indépendants ont été de plus en plus respectés. En plus, le nouvel équipement dans les caméras et les magnétophones permettaient des techniques plus avancées pour tout le monde. Ces développements ont apporté une concentration sur le style de tournage, le rôle des acteurs et leur jeu, l’utilisation de la voix off, plus des autobiographies et un mouvement vers des sujets comme la ville ou les sentiments. Le thème de fond était de décrire la vie des gens ordinaires cherchant l’indépendance et l’amour.

http://www.criterion.com/films/27817-le-beau-serge

http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/08/05/03002-20090805ARTFIG00454-…

http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemafrancais60.htm

Festival : regards féminins

fabinochefrance.free.fr

Bien qu’aujourd’hui la production de films soit grande, combien de réalisatrices peut-on nommer ? En France, il n’y en a que 12%  [1] pour 6% en 1979. [2] Pendant des années 70, elles luttaient pour réaliser et financer leurs films et certaines se sont groupées pour former une association appelée « Musidora », nommé après une actrice du cinéma muet qui avait créé sa propre compagnie de production après avoir eu des difficultés en tant que réalisatrice. Elle s’est formée avec le but de promouvoir la création et la diffusion des films de femmes, et a organisé le premier festival du film de femmes. [3]

Ce premier festival est l’ancêtre du Festival International de Films de Femmes créé en 1979, ce qui se passe annuellement à Créteil pendant environ une semaine, c’est le plus grand festival de films de femmes au monde. Il a débuté avec seulement 30 films mais en 2011, il en a avait 150. Les films de tous pays sont présentés pendant des programmations thématiques qui créent une sorte de mosaïque de perspective. [4]

On a l’impression que le Festival est devenu célèbre, mais si on ne le recherche pas, il est probable qu’on n’en entendra pas parler. Et si le grand public ne le connaît pas, comment peut-on dire que les films de femmes sont vraiment promus ? De plus, il semble qu’il n’ait guère d’effet pour augmenter le nombre ou la variété des réalisatrices.  Leurs voix et voies sont dignes d’être entendues autant que celles des réalisateurs. Si on applaudit ses efforts et s’il veut gagner plus d’attention il faut qu’il commence à se promouvoir lui-même.

Le prochain festival se déroulera du 30 mars au 8 avril 2012. Les catégories de compétition sont longs-métrages de fiction, longs-métrages documentaires et courts-métrages (il existe aussi une catégorie hors-compétition). Le date limite d’inscription est le 30 novembre 2011, en ferez-vous partie ?

[1] http://www.lexpress.fr/culture/cinema/des-femmes-derriere-la-camera…

(2] http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001343/134357fo.pdf

[3] http://clio.revues.org/index266.html

 

Il y a longtemps que je t’aime

Il y a longtemps que je t’aime : Une collision entre le cœur et la loi

Susan Rosewell

À l’intersection des principes collectifs et des valeurs humaines, il existe un lieu aveugle ou l’on doit lire entre les lignes pour trouver sa voie. “Il y a longtemps que je t’aime” par Philippe Claudel (2008) est l’histoire d’une mère, Juliette, qui tue son fils, Pierre, par injection létale. Sa logique ? Son fils chéri est atteint d’une maladie mortelle qui le fait horriblement souffrir. Jugée coupable de meurtre, elle est incarcérée pendant 15 ans.

C’est pendant sa réinsertion qu’on voit émerger des polémiques épineuses : qui peut décider sous quelles circonstances on doit vivre ou mourir ? L’individu; la société, les lois naturels, les lois divines ? On peut dire que c’était une action d’amour, de courage et de sacrifice pour Juliette d’interrompre, par euthanasie, la souffrance de son enfant agonisant, cependant elle reste légalement interdite au médecin ou même au parent. Ce dilemme a mis Juliette en péril au moment de sa découverte que le fils qu’elle avait enfanté allait mourir, à partir de-là, elle était condamnée autant par loi que par elle-même. Néanmoins, elle a pris sa décision en choisissant l’euthanasie.

Tâchant de trouver une réponse significative à la question : Qui a le droit de décider quand et par quelle autorité on peut vivre ou mourir ? Il nous reste plus de questions que de réponses.  Faut-il se bases sur des standards extérieurs ou des valeurs intérieures ? Juliette a pris sa décision en se laissant entraîner par une autorité intérieure. Elle a accepté que l’autorité extérieure la condamne : elle a fait son choix et accepté les conséquences. Ce faisant, elle est demeuré l’auteur de sa vie, bien que tragique, se fiant à l’intrépidité, l’amour et la compassion.

 


Un seul acte peut-il nous définir ?

Takako Hirokawa

Dans le drame « Il y a longtemps que je t’aime », réalisé par Philippe Claudel en 2008, Juliette Fontaine, joué de manière impressionnante par Kristin Scott Thomas, essaie de se réintégrer dans la société après avoir été en prison pendant quinze ans. On la voit devenir plus confortable dans sa nouvelle vie et apprendre à re-découvrir la fonction des rapports grâce au cercle des connaissances de sa sœur Léa (joué par Elsa Zylberstein), avec laquelle elle habite.

Au début du film, Juliette ne dit presque rien, comme elle a oublié comment se rapporter aux autres. En général, elle est visiblement mal à l’aise dans les conversations avec Léa et ses amis. Elle baisse les yeux quand quelqu’un s’adresse. Sa peau est grise et a une apparence malsaine. Lorsque Michel (Laurent Grévill) s’introduit, elle ne fait pas face à lui mais regarde la terre et se tourne afin de ne pas être engagé dans la discussion.

C’est par le lien avec sa nièce, P’tit Lys (Lise Ségur), qu’elle retrouve lentement le bonheur. Juliette se regagne en enseignant le piano et en jouant avec Lys car la fillette ne la juge pas par ses actions passées, mais seulement par ses actions actuelles. Elle commence à sourire et s’assouplit, ce qui éclaire son visage. Les autres personnages, particulièrement Luc (Serge Hazanavicius), le mari de Léa, tardent à se rendre compte qu’elle n’est pas définie par son crime. On se pose cette question : est-ce qu’une seule action, aussi horrible ou bonne soit-elle ;  détermine qui nous sommes ? La réponse que le film donne est non, c’est la somme des actions d’une personne qui montre son essence.

Le DVD est disponible neuf à amazon.fr à partir de 9,98€. Le film dure 1h 55 min.

Incendies

Note de la directrice de rédaction

Incendies est un film québécois réalisé par Denis Villeneuveen 2010 et inspiré de la pièce de théâtre Incendies de Wajdi Mouawad.

 

McKenna Anderson

Reconnu comme l’un des meilleurs cinéastes québécois, Denis Villeneuve a basé Incendies sur la deuxième partie d’une œuvre de Wajdi Mouawab destinée à en inclure quatre. Le dramaturge dépeint de façon poétique ce qui se passe quand on observe une situation ou un dilemme d’un angle inhabituel. Il est évident que Mouawab voulait créer une expérience singulière pour le public avec un récit riche en émotion sur la guerre civile du Liban.  Au cours de son histoire, la mort, la naissance, l’amour et la haine jouent   un rôle essentiel, autant dans la vie des personnages que dans le conflit religieux.

Amanda Fendrick

Le feu sert de symbole s’opposant à l’eau dans le film Incendies. Par exemple, la vie de la mère est en flammes presque depuis le début. Cependant, elle échappe à la mort certaine par le feu plusieurs fois. Quand des chrétiens attaquent son bus elle est la seule rescapée. L’orphelinat où on emmène son fils est également détruit par le feu, mais, quelque part, la mère résistée toujours à la faiblesse. La colère engendre souvent la colère, mais elle doit rompre la chaîne de la haine.  Parfois il faut laisser le feu brûler si quelque chose de nouveau peut se développer à partir des cendres. Sa force dans le milieu de la violence de la guerre est une vraie force contre tout ce qui aurait dû la vaincre.

William John

Ici, l’eau représente la purification et le rétablissement après la violence.  Quand Simon et Jeanne quittent le bureau du notaire, Villeneuve symbolise le décalage entre les membres de la famille par l’utilisation d’une piscine vide.  L’absence de l’eau dans un environnement laid exprime la désillusion de Simon qui pense qu’il ne comprendra jamais le comportement de sa mère.  Mais quand l’eau est présente, Villeneuve permet à ses personnages d’accéder à une résolution et d’améliorer les événements violents.  L’infirmière sauve les jumeaux dans un ruisseau paisible.  Après que Simon ait révélé le secret à Jeanne, tous deux nagent dans une piscine et se soulagent de la tension émotionnelle. À la fin, Villeneuve organise la réunion de famille autour de la même piscine qui avant était vide.  Dans ce film l’eau éteint la violence enflammée et symbolise l’amélioration de l’injustice passée.

Janet kim

Incendies est un film québécois de 2010 que le directeur, Denis Villeneuve, a basé sur la pièce, Incendies, de Wajdi Mouawad. Il met en scène deux jumeaux, Simon et Jeanne, qui découvrent le passe mystérieux de leur mère, en cherchant leur père et leur frère. La majorité du film se déroule au Liban où il y a une guerre religieuse entre les chrétiens et les musulmans. Sans surprise, le motif du feu représente la violence et l’instabilité tandis-que, l’eau, symbolise la paix et la purification. Ce film combine les deux éléments dans une histoire fascinante.

Pas de sport dans le Cinéma français !

Bien que ce soit surprenant pour la plupart des Américains, les Français n’ont pas l’habitude de faire des films sur le sport. Les Américains, extrêmement passionnés des sports, ont envie de les voir dans différents types de médias. Le cinéma français, par contre, est axé sur d’autres préoccupations et les films de sport français sont en général des documentaires ou des films sur le défaut du monde qui gravite autour du sport (corruption, supporters…).

Contrairement aux États-Unis, en France il y a peu de films dont le sujet est un athlète, à part dans les documentaires. Par exemple, un film récent, « Zidane », un portrait du XXIe siècle, parle du célèbre joueur de football Zinedine Zidane. Le film documente  un match de foot complet à travers les yeux de Zidane. Il n’y a pas d’histoire dans le sens des films d’athlètes américains, qui en général racontent leurs vie, souffrances  et (bien entendu) victoires.  Ce film a été nommé aux Césars.

En France, on trouve surtout des exemples du sport français dans des films comiques, récemment,  le film « Didier ». Il a remporté le César de la meilleure première œuvre. Ce film cocasse raconte l’histoire d’un agent de football, Jean-Pierre, qui accepte de garder Didier, le chien d’une amie. Une nuit, l’animal se transforme en être humain. Cependant, dans sa tête c’est encore un chien. Jean-Pierre est employé par un club de football qui a un match très important à venir et plusieurs des joueurs sont blessés. Il faut trouver un remplaçant pour le match. Didier, l’homme/chien, remplace un joueur blessé. Bien que ce film soit raconté à travers le sport, la vraie histoire est de réunir Jean-Pierre avec son amie. Le sport sert de décor, ce n’est pas le message principal ni la clé de l’histoire de l’amour.

Le film illustre bien la façon dont le sport est utilisé comme fil conducteur dans le cinéma français pour faire passer un grand message. Les films américains se concentrent sur le sport comme sujet principal tandis que les films français utilisent le sport pour véhiculer un autre thème. Lorsqu’un réalisateur français veut raconter l’histoire d’un athlète, il produit un documentaire. Le réalisateur américain, quant à lui, idéalise la vie des athlètes et choisi plutôt d’idéaliser une histoire romancée et faire pleurer les spectateurs. Les Français, par contre, s’orientent plutôt vers l’histoire racontée que vers le sport lui-même.

 

Image – http://www.freedigitalphotos.net/images/Television_Video_and_g178-Video_Camera_Back_Football_Goal_p41943.html

Festival de Cannes : Politiquement correct

Il existe une relation très complexe entre la politique et le festival de Cannes. Régulièrement, les films du festival traitent des affaires ou des personnalités politiques. Il y a deux sortes de films politiques : comiques et sérieux. En 1969 « Z »de Costa Gavras un film satirique qui explore l’affaire Lambrakis a gagné le prix du jury à l’unanimité. Au festival de Cannes 2011, il avait deux films qui se moquaient des hommes politiques. « La Conquête », un film au sujet du président français Nicolas Sarkozy dans lequel sa vie était exposée avec un humour satirique. Un film sur le président américain Barack Obama, « The Big Fix », était un documentaire sérieux et informatique.

Le festival a été créé par Jean Zay, le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts en 1939 pour des raisons politiques. À cette période, le meilleur festival de film était la Mostra de Venise. Mais, les tensions montaient entre les gouvernements fasciste et français. Donc, en réponse le festival de Cannes a été fondé. Mais alors la deuxième guerre mondiale a commencé et le début du festival a été retardé.

Récemment, la politique et le festival de Cannes sont entrés en conflit à propos le changement des dates du prochain festival. Il était programmé originairement à la même date que l’élection présidentielle française. Ce n’est pas la première fois : le festival perdrait l’attention des medias au profit de l’élection !

Pour aller au festival de Cannes l’année prochaine prenez l’avion (à l’aéroport de Cannes Mandelieu) ou le train (à gare de Cannes) le 16-27 Mai 2012 et obtenir une invitation pour le Cinéma de la Plage au bureau du tourisme à Cannes.

Présidents Sarkozy et Obama

(AP Photo/Alex Brandon)

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