La France : un choix parfait pour les étudiants étrangers ?

Un billet d’Ashton Green

La France : un choix parfait pour les étudiants étrangers ?

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Étrangers dans les universités françaises

Est-ce qu’il est vraiment nécessaire d’étudier ou de recevoir un diplôme dans votre pays de naissance ? Selon l’article, « Étudiants étrangers : La France demeure l’une des trois destinations préférées » (Le Monde. Eric Nunes. 19/02/16) les chiffres de L’UNESCO[1] montrent que la France est le troisième pays le plus populaire pour les étudiants étrangers. Les Chinois, les Sud–Coréens, les Marocains et les Indiens sont ceux qui sont les plus nombreux à choisir d’étudier en France (Le Monde) [2].

Mais, quelle est la raison de ces chiffres ? D’après le site web de Campus France[3], la qualité de l’enseignement est supérieure, les étudiants étrangers et français ont la même égalité de traitement, et tous les domaines de l’éducation sont accessible à tous[4]. Tous ces aspects combinés créé une atmosphère attractive pour les jeunes qui veulent continuer leurs études à un haut niveau.

 

Universités Françaises à l’étranger

Delphine Dauvergne, journaliste pour l’Etudiant [5], explique que l’agence Campus France a créé une carte avec 133 sites d’enseignement supérieur français à l’étranger. En d’autres mots, les universités françaises s’installent dans les pays étranger pour « Offrir une expérience unique à l’étranger aux étudiants ou répondre aux besoins de formation du pays en recrutant pour l’essentiel des étudiants locaux » (L’Etudiant). Il y a les sites situés en Amérique du Nord (le Canada et Les États-Unis), au Mexique ou en Afrique. Les universités offrent une formation française aux élèves sans qu’ils aient à quitter leur pays. Le but de Campus France est de permettre à tous de profiter de l’enseignement supérieur.

 

Université gratuite en ligne

Si on n’a pas la chance d’étudier dans une université française où dans un site d’enseignement supérieur français à l’étranger, il y a les cours français en ligne ouverts pour tous et gratuits. Oui, GRATUITS !  Ces courses s’appellent les MOOCs[6] et ils couvrent des sujets très spécialisés et très divers. Toutes les universités françaises participent à ces programmes qui sont parfaits pour une formation complémentaire. En plus, les cours sont ciblés sur une durée courte et il y a toujours une classe intéressante disponible immédiatement ou dans un proche avenir.[7]  Ce qui est frappant est le fait que tous les cours sont gratuits, parfois il n’y a aucun prérequis pour les suivre, et il n’est pas nécessaire d’être inscrit dans une université (Studyrama). Le système permet de créer des liens avec les autres étudiants puisque la majorité des devoirs  impliquent une collaboration entre les différents participants. Alors pour un étudiant étranger, cela permet de créer des amitiés avec des francophones. À la fin de chaque MOOC si on réussit l’examen final, on reçoit un certificat.

 

Aux États-Unis, l’éducation supérieure n’est pas ouverte à tous et souvent très onéreuse. Malgré cela, pour les Américains qui parlent français, il est facile et gratuit d’obtenir un certificat tout en améliorant leur niveau de français. La France est le troisième pays le plus populaire pour les étrangers parce que l’attitude des français envers la formation est que tout le monde doit avoir la chance d’accéder à une bonne éducation. Alors vous aussi, après avoir obtenu votre licence, pensez à la France pour continuer vos études.

 

Les Sources :

http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/02/19/etudiants-etrangers…

 

http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/campus-france-publie-une…

 

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/moins-de-5…

 

http://www.campusfrance.org/fr

 

http://www.studyrama.com/formations/filieres/universite/les-mooc-de…

 

http://www.agence-erasmus.fr/index.php

 

 

 


[1] L’UNESCO est l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. http://www.uis.unesco.org/Education/Pages/international-student-flo…

[2] « Les États-Unis ont la préférence des étudiants qui choisissent de s’expatrier (740 482), puis le Royaume-Uni (427 686), suivi par la France (271 399). » Eric Nunes. Le Monde

[3] Campus France est « l’agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité international ».

[4] http://www.campusfrance.org/fr/page/pour-louverture-internationale-…

[5] « La France compte 133 campus à l’étranger » L’Étudiant. Delphine Dauvergne. 24/02/16

[6] MOOC en anglais : massive open online course. Les MOOCs sont accessible pour tous et soutenus et enseignés par les universités de France.

[7] Le site web : https://www.fun-mooc.fr/cours/ propose une multitude de cours gratuits dans divers domaines de la formation (Droit et Juridique, L’Économie et Finance, L’Éducation et Formation, etc.). Il y a beaucoup d’étudiants dans chaque cours avec lesquels on interagit et l’on peut se créer de nombreux amis. Les professeurs des universités françaises (et même francophones comme la Belgique) les enseignent avec des présentations vidéos et des leçons en ligne. Ils fonctionnent comme un cours universitaire, chaque cours dure six ou sept semaines, et à la fin il y a un examen. En plus, les forums et les réseaux sociaux (Forums FUN, Twitter, Facebook) renforcent la collaboration entre le prof et les étudiants.

 

ERASMUS, une agence d’éducation européenne créée en 1987, est le premier grand programme européen pour l’enseignement supérieur. Il facilite également la coopération entre les universités européennes par l’élaboration de programmes intensifs. Les universités ne sont pas les seules concernées par l’agence ; les instituts, les conservatoires et les lycées ont aussi accès aux services. ERASMUS offrent des campus aux 27 états membres de l’union européenne, aux états de l’espace économique européen (Suisse, Norvège), et à la Croatie et la Turquie. Donc les étudiants européens peuvent effectuer leurs études entre plusieurs pays et recevoir des diplômes valables dans toute l’Europe.

 

 

Décrochage scolaire : peut-on acheter l’intérêt des étudiants ?

Billet d’humeur par Ashton Green

Peut-on acheter l’intérêt des étudiants ?

France, 2015 : le chiffre du décrochage scolaire à chute de 20% en 5 ans 

Une épidémie qui touche le monde occidental : le décrochage scolaire.

Ministère de L'Education
Ministère de L’Education

Dans l’entretien « le nombre de décrocheurs à chute de 20% en cinq ans »[1] Delphine Bancaud renocntre la ministre de l’Education : Najat Vallud-Belkacem, pour le journal 20 minutes (11.30.2015), la ministre a commenté sur l’épidémie du décrochage scolaire et la raison de la diminution et lance un défi : « diviser par deux le nombre de décrocheurs d’ici à 2017 ».

Le décrochage scolaire, c’est quand un jeune au collège ou au lycée, quitte l’école sans un diplôme. Il y a beaucoup de facteurs qui expliquent le décrochage : le plus important est le « désintérêt » de la matière et il s’accompagne le plus souvent d’un environnement démotivant, d’une vie quotidienne déséquilibrante, d’une vie scolaire déséquilibrée, et de l’élève qui décroche (20 minutes). Le décrochage est aussi le résultat du cycle de la pauvreté et des problèmes familiaux (20 minutes). Une grande majorité des « décrocheurs » sont des jeunes, en fin de collège on en début de lycée (20 minutes). Souvent, ils ont 15-18 ans et quittent l’école sans diplôme, sans métier, ni outils pour postuler à un travail.

En novembre 2014, la ministre avait créé un nouveau budget de 50 millions d’euros par an pour lutter contre le décrochage scolaire. Le plan associé au nouveau budget voulait donner la confiance aux étudiants en même temps que produire de l’intérêt. Par exemple, elle a mis en place « le numéro vert » (c’est à dire un numéro de téléphone gratuit), pour les jeunes « décrocheurs » qui ont des questions, qui cherchent de l’aide pour revenir à l’école, ou qui veulent juste des conseils. Le budget a aussi construit des « micro-lycées » et des programmes de service avec l’armée (20 minutes). Néanmoins, aujourd’hui, malgré le succès des programmes, il y a des écoles qui ont besoin de plus d’aide pour sauver les élèves du décrochage (26% des décrocheurs sont les jeunes de 16 ans ou moins).

 

Selon Marie Piquemal, il y a un grand nombre de gens qui sont pauvres, et sans métier, dans les quartiers Nord de Marseille (Libération, 21.1.2016). Les profs dans les quartiers Nord de Marseille, racontent le fait que certaines écoles sont en ruine et dans « un état désastreux » (Libération). Enfin, une autre enseignante explique que certains élèves ont des vies catastrophiques, et que la situation globale se reflète sur l’état des écoles du nord de Marseille.

En général, le budget de 50 millions d’euros était un grand avancement contre le décrochage scolaire, mais, le problème ici est le fait que l’argent ne peut pas acheter l’intérêt d’un étudiant. Il faut changer l’instruction ou le sujet des cours au lycée et au collège pour continuer la lutte et à mieux motiver les jeunes. C’est la raison pour laquelle les micros-lycées et les services militaire et civique sont importants, ils apportent aux jeunes de l’expérience professionnelle [2]. Les jeunes peuvent alors suivre des classes alternatives qui leur donnent une autre opportunité de réussir le bac parce que ces nouveaux examens se concentrent sur de matières diverses comme : la technique, les arts, l’industrie, l’hôtellerie, etc.[3]. Quand on réussit son bac technique, on peut plonger dans le monde des métiers grâce à l’expérience.

 

Alors est-ce qu’il est vraiment nécessaire d’étudier dans un lycée traditionnel ? Si on a besoin de travailler en même temps qu’on étudie à l’université, un baccalauréat technologique est une garantie pour un poste ou un stage. Les décrocheurs ont raison, les micros-lycées donnent plus d’opportunités que les lycées traditionnels et on a la chance de gagner sa vie.

 

 

 

Les Sources :

http://www.liberation.fr/france/2016/01/21/quand-tu-vois-dans-ta-cl…

http://www.20minutes.fr/societe/1485199-20141121-education-50-milli…

http://www.20minutes.fr/societe/1741135-20151130-exclusif-nombre-de…

http://www.education.gouv.fr/cid147/le-baccalaureat-technologique.html

http://www.education.gouv.fr/cid2555/le-certificat-d-aptitude-profe…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lycée_professionnel

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTE…

http://www.digischool.fr/actualites/decrochage-scolaire-chiffres-cl…

 

IMAGE : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/21/01016-20141121AR…

 

 

 


[1] « Alors qu’en 2010, 136.000 jeunes décrochaient chaque année et que ce chiffre sonnait comme une fatalité depuis dix ans, on estime aujourd’hui les décrocheurs à 110.000, soit 26.000 de moins « en flux ». » Najat Vallud-Belkacem, 20 minutes. Le journal gratuit des grandes villes.

[2] Le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) donne aux étudiants des outils pour un métier déterminé dans les secteurs industriels, commerciaux et des services. Les participants suivent un rôle d’apprenti en même temps qu’ils continuent leurs études au lycée. On peut obtenir ce certificat dans un lycée professionnel (LP) ou l’enseignement est professionnel en relation aux métiers manuels ou du secrétariat. Le but est donc d’acquérir des compétences et des savoir-faire dans un domaine professionnel.

[3] Le bac technologique et technique prépare les étudiants pour trouver un emploi immédiatement. Après deux ou trois ans pour l’hôtellerie et les techniques de la musique et de la danse par exemple, on peut recevoir une licence professionnelle. Il y a huit séries du baccalauréat technologique : sciences et technologies du management et de la gestion, sciences et technologies du design et des arts appliques, sciences et technologies de l’industrie et du développement durable,  sciences et technologies de laboratoires, sciences et technologies de la santé et du social, l’agronomie, technique de la musique et de la danse, et de l’hôtellerie.

 

Selon INSEE (l’institut national de la statistique et des études économiques) « À la rentrée 2014, 2,5 millions d’étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les DOM, soit une hausse de 1,7 % par rapport à la rentrée 2013 (+ 40 800 étudiants) (1). Les effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur en France ont ainsi augmenté pour la sixième année consécutive » Tableau et chiffres des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en 2014.