Identité, inspiration et motivation dans Stallone de Bernheim

Clare Valentine

L’Identité, L’inspiration et la Motivation, Stallone d’Emanuèle Bernheim

Il est dit que l’identité est formée par la nature et la nourriture ; l’environnement d’une personne influence sa croissance et sa personnalité. De la même façon, les idoles qu’on choisit nous influencent, et elles peuvent nous inspirer, motiver, et fournir des conseils. Les idoles sont des individus dont on ne voit qu’un côté—on voit l’image qu’elles projettent, non leur personnalité réelle. L’image publique d’une star peut nous inspirer, cependant, il faut être prudent en suivant ses idoles— bien qu’elles puissent nous guider, il est nécessaire qu’on prenne en charge son propre développement.

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Les idoles ont un rôle unique dans notre vie. Avoir une idole est une sorte de relation imaginaire qui est fondée fréquemment sur l’image que l’on se fait d’une personne. C’est souvent une image statique et irréelle, une image qui n’incarne que certaines qualités. Comme discuté par Jean Garneau dans son article « Le grand amour », l’image parfaite d’une idole crée intrinsèquement une dynamique de puissance, où l’idole est supérieure à l’autre. Quand on idolâtre quelqu’un, on peut choisir les caractéristiques que l’on voit. Comme tel, elle apparaît parfaite et ainsi supérieure. 

Dans beaucoup de cas, les idoles peuvent être avantageuses. Parce qu’elles semblent supérieures à celui qui l’admire, cela l’encourage à poursuivre des projets pour s’améliorer. Dans « Stallone » d’Emmanuèle Bernheim, le protagoniste, Lise, a vu le film « Rocky » et la persistance et le dévouement de Sylvester Stallone l’ont inspirée. Elle a utilisé ces qualités pour se motiver. Les admirateurs ont une image définie de la personne qu’ils veulent être dans le futur. Quand Lise a vu que le personnage de Rocky Balboa a vaincu ses défis, elle savait qu’elle voulait aussi vaincre les siens. Avec l’image définie de Rocky Balboa, elle pouvait créer une image similaire pour elle-même.

Mais, les idoles peuvent aussi être dangereuses. Puisque l’image d’une idole est statique, il est possible qu’un fan perde de vue le fait qu’elle est imparfaite. Par exemple, quand des jeunes regardent les magazines contenant des modèles, elles voient que les modèles ont des corps parfaits,  la peau sans tache, et les cheveux en place. Elles ne voient pas le maquillage, les heures de préparation, et le photoshopping. Alors, les jeunes pensent qu’ils peuvent et doivent être comme ça. De plus, les admirateurs pourraient s’habituer à développer leurs relations en se basant sur de fausses images, et non les qualités réelles. Dans le court métrage « Idole », le protagoniste aime la célébrité Markus. Elle ne le connaît pas personnellement, mais elle change sa vie afin de le rencontrer. Son obsession pour Markus n’est pas basée sur les qualités réelles. A la suite, elle est déçue lorsque Markus n’a pas les mêmes sentiments. Cependant, elle continue sa vie ; ce n’est pas toujours le cas.

En fait, avoir une idole change nos perspectives sur la vie. Il est nécessaire qu’on utilise les qualités réalistes de l’idole comme un point de départ d’où évoluer ; après  un temps, on doit commencer à innover, et non plus seulement à imiter l’idole.
Il reste alors une question pour la société : est-il juste de vénérer des célébrités aux qualités superficielles, si elles encouragent les personnalités simples et statiques ?

Clare Valentine, Whitman College, Walla Walla, WA

La laïcité, particularité à la française

La sécularité : l’histoire particulière et les mérites de la laïcité en Francelaicité

La religion est un sujet important en France parce que 55% de Français ont une religion (dont 78% de catholiques).  Néanmoins, aujourd’hui, 45% de Français s’identifient comme sans religion et ce nombre continue d’augmenter.
Bien que le catholicisme ait été la religion dominante française pendant longtemps, la France a aussi une longue histoire de laïcisme qui a commencé en 1905 avec la loi de séparation de l’église et l’état.

Avant la révolution française, le catholicisme était la religion primaire en France, comme dans le reste de l’Europe. A la fin du dix-neuf siècle, la révolution française a déclenché le déclin de la religion en France. Le 20 septembre 1792, l’Assemblée législative a décidé de laïciser l’état, et en 1798, la religion était sous contrôle de l’état. Ces premiers débuts radicaux de la sécularité ont préfiguré la religion minimale que l’on trouve en France aujourd’hui.

La sécularité est une partie intégrante de la tradition française qui se base sur l’égalité. Puisque tout le monde doit suivre les règles séculaires en public, chacun a la liberté de pratiquer sa religion en privé. A l’école, les enfants ne peuvent pas arborer de symboles religieux, comme les croix, les étoiles de David, ou les hijabs. Cela assure que tous les étudiants sont traités de la même façon et qu’ils ne sont pas jugés pour leurs différences religieuses. Ainsi, et bien que les étudiants doivent sacrifier leur liberté d’habillement, ils gagnent en égalité avec leurs camarades.

Les Français soutiennent généralement la sécularité, mais il y a aussi des controverses en ce qui concerne le sujet. Certains musulmans n’approuvent pas les lois sur la laïcité, ce qui provoque parfois des confrontations. Malgré ces petits conflits, la sécularité est la meilleure option pour la société française. Cela permet l’enseignement de l’évolution, de la reproduction et de nombreux autres sujets sans les complications religieuses. Bien que cette égalité ait un prix, c’est un petit prix pour la liberté et l’égalité devant l’éducation de tous les citoyens.

Ce sont l’histoire et les traditions françaises qui ont constitué une société laïque, et le Français apprécie l’égalité et les libertés qui accompagnent la sécularité. Bien qu’il y ait des controverses concernant la sécularité, dans l’ensemble en France, il y a moins de disputes religieuses que dans les pays sans sécularité. Cependant, il est important de se rappeler que les autres pays ont des histoires et des traditions différentes, et la sécularité pourrait ne pas être le meilleur système pour tout le monde.

Clare Valentine, Whitman College