Philippe Alexandre : gros plan sur les fans

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Alexandre Philippe est né à Genève et a reçu un master en écriture dramatique à l’Université de New York. Maintenant, il est réalisateur et est plus particulièrement connu pour le film « The People vs George Lucas ». Il a récemment fait un documentaire intitulé « The Life and Times of Paul the Psychic Octopus », qui traite de Paul, une pieuvre qui est devenue célèbre pendant la Coupe du Monde de football en 2010 pour c’est huit prédictions corrects. Il a créé sa propre compagnie de production située à Denver.

Transcript:

Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir la voie cinématographique ?

Je voulais vraiment être écrivain et je suis allé à New-York, New-York University programme de l’écriture dramatique où j’ai vraiment commencé à apprendre à écrire des scénarios. C’est comme ça petit à petit que je suis vraiment rentré dans le monde du cinéma. J’ai déménagé à Denver il y a onze ans et puis j’ai créé ma propre compagnie de production. Maintenant, je fais beaucoup de films et j’ai beaucoup de projets futurs.

 

Quel est élément essentiel entre les fans d’un film culte comme « La Guerre des étoiles » et son réalisateur ?

Ce qui est vraiment  fascinant est que trente ans plus tard, quand un film ou en fait je dirais même une peinture, toute forme d’art qui est vraiment adulé par le public à ce point, on peut vraiment se demander, se poser la question est-ce que cette œuvre d’art appartient uniquement à son créateur ou est-ce qu’elle appartient également au public. C’est vraiment la question fondamentale que je voulais examiner dans le film. parce que bien évidemment, légalement ça appartient à George Lucas mais quand un public est tellement énorme, puissant et passionné, et finalement a fondé car c’est quand même eux qui ont payé pour tout ça.  On peut vraiment se poser la question, est-ce que ça leur appartient aussi. C’est là que cette dynamique entre le créateur et les fans devient être intéressante parce que les fans disent cet univers il est à nous,  il nous appartient et on peut en faire ce qu’on veut. On peut le changer et faire nos versions à nous-même, si on en a envie. C’est ça la problématique.

 

Est-ce qu’il y a quelque chose de l’extrémité des réactions qui vous intéressent ?

Quand il y a des réactions extrêmes, pour moi  il y a déjà un drame qui est au sein de l’histoire. Il y a d’amour, de la passion, de la folie, de la haine. Il y a toutes ces choses. Je suis très intéressé par le pop-culture, très intéressé par tout ce qui se passe dans ce domaine et pas seulement dans le cinéma, mais toutes les choses dans le pop-culture qui poussent les gens à avoir des réactions fortes, extrêmes. … C’est toujours des thèmes j’ai exploré dans mes films et je continuerai à explorer. Je fais d’autres types de film, mais enfin sur le plan du documentaire c’est principalement la chose qui m’intéresse le plus.

 

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs qui souhaitent devenir cinéastes ?

Un conseil que je donnerais toujours c’est de commencer par un court métrage. Un court métrage qui dure 5 minutes, qui soit très bien fait et très bien ficelé, puissant, et d’essayer de le faire rentrer dans les festivals de films. Il suffit vraiment, dans un certain sens, de faire un court métrage qui marche très bien et qui gagne quelque prix, pour commencer à se faire remarquer, pour commencer à avoir des bourses, pour voir des gens et des producteurs qui s’intéressent suffisamment pour vous financer un premier long métrage, il faut finalement, et ce n’est pas unique au cinéma, je pense que c’est vrai pour toutes les carrières, il faut être acharné. Il faut vraiment le vouloir et il faut le vouloir parce que vous aimez ça. Parce que finalement si vous aimez pas travailler autant, il y a plein de jobs qui sont beaucoup plus faciles que faire du cinéma. Donc, à partir du moment, s’il y a cette envie, cette étincelle,  il faut simplement suivre la voie.

Le Mozart des pickpockets

Du geste à l’attitude

Danielle Foss

Le court-métrage prend pour sujet le larcin et l’apprentissage d’un jeune mendiant sourd-muet dans l’art de voler. Deux hommes, Philippe et Richard, adoptent l’enfant et lui enseignent les principes des voleurs. La première leçon est de changer son approche et de ne plus mendier (tendre la main), mais de prendre ce qu’on veut avec une main experte. Essentiellement, c’est la différence entre la dépendance et l’indépendance. Avec ce changement de geste, les deux hommes enseignent à l’enfant comment devenir le participant actif de sa vie. La leçon révèle en lui un talent naturel pour voler, et son succès à la fin nous offre son premier sourire du film.

Le titre à écouter

Lyrana Hughes

Ce court métrage réalisé par Philippe Pollet-Villard, possède un titre curieux qui mérite un examen. Le titre fait référence à un petit garçon de la rue. Un sourd-muet, il est doué exceptionnellement pour le pickpocketing. La juxtaposition du nom Mozart—attribué par affection—à côté du crime de pickpocketing est intéressante : est-ce qu’un tel crime peut être aussi de l’art ? Allez regarder « Les Mozart des pickpockets, » cet enfant est sûr de vous surprendre et vous plaire !


Au rythme de la musique

Lindsay Lou Groninger

La musique du film, l’unifie le film comme une comédie. Le ton humoristique deviendrait monotone si il n’y avait que les dialogues. Une scène en particulier, est très représentative. Quand Philippe décrit une stratégie pour voler un touriste à trois, la musique commence et s’arrête avec l’histoire imaginaire, lorsque la réalité est moins idéale. Elle complète la progression du vol en le transformant en caricature.


Scènes coupantes

Joseph Chehouri

Ce film nous captive avec une intrigue directe et rapide. En ne la situant pas dans un grand contexte, le réalisateur nous force à nous adapter, un peu comme les personnages principaux, des criminels mineurs – Philipe et Richard. Leurs vies changent au jour le jour et parfois même d’heure en heure. De plus, les scènes courtes ajoutent à ce sentiment d’instabilité et au découragement qui se construit le long du film. Tout de cela culmine dans la scène finale, qui présente une opportunité d’avoir enfin la stabilité. Mais comme une vie normale, ça leur échappe aussi.


Éveiller le Mozart qui est en nous

Faulkner Griffin

Au début de l’histoire, on attend la fin du silence de Mozart. Pourquoi ne parle-t-il pas ? Quand va-t-il montrer sa personnalité ? Son attitude semble amorphe même quand Richard renonce à sa Rolex pour le garder dans la chambre. C’est alors qu’on se rend compte que Mozart est réellement sourd-muet. Dans cette scène, les trois dînent ensemble autour de quelques pâtes et deviennent une famille. Au long du film, Mozart devient plus heureux et s’épanouit à chaque vol. Et à la fin, avec un vol digne d’un vrai artiste, on voit le meilleur sourire du monde, celui du Mozart des pickpockets.


Un peu de bleu dans la grisaille

Jordan Crabtree

Dans ce court-métrage, on est dans un monde des métaphores subtiles qui dans un sens profond représentent les personnages et leurs rôles dans l’histoire. Tel que le petit que les hommes hébergent dans leur chambre. Quand ils sont tous à la table pour dîner on voit que le garçon porte un pull bleu alors le reste dans la scène est très terne (décor, vêtements, peau, lumière). Cette couleur symbolise une sorte d’eau pure qui va les laver et rendre leur vie meilleure. Par la suite fait, c’est cela qu’il fait, il est comme un billet gagnant de loterie, un ciel bleu, un peu d’espoir.


Court : au film comme dans la vie

Laura Bladow

Le court métrage est comme la vie… courte. C’est une métaphore qui nous force faire attention aux détails. La clé de l’impact du film est dans sa brièveté parce que chaque scène à des dialogues très riches, des mouvements fournis, un cadre et des décors offrent des indices abondants etc. Il souligne que l’on doit faire bien attention aux détails pour bien comprendre l’histoire mais aussi qu’on doit être conscient de c eux dans notre vie pour la vivre complètement.

 

Écrire le futur, le pouvoir du stylo ! (Nov 2011)

Kristine Guterriez

Philippe Pollet-Villard, le réalisateur du court métrage « Le Mozart des pickpockets » est aussi scénariste. Son œil pour les détails et son style visionnaire évident y joue un rôle important. Un exemple fort de son talent est le pouvoir du stylo. C’est un point central des scènes dans la chambre. L’humeur sombre y domine, mais le stylo possède plus de couleurs (Un stylo à 4 couleurs !). Le petit Mozart l’utilise et dessine une « meson » avec des couleurs vives, un joli dessin qui est une image très loin de son environnement.  L’idée d’une maison pour l’enfant fait allusion au futur avec ses nouveaux parents, celui-ci est coloré mais ce n’est pas si simple…

 

Un peu de musique, SVP ! (Nov 2011)

Katie Muller

Dans le film “Le Mozart des pickpockets”, la musique ne joue qu’un rôle mineur et c’est la monotonie des petits évènements quotidiens qui prédomine. Pendant la plus grande partie du film, on n’entend rien d’autre que les dialogues. Quelquefois, pourtant, quelques notes d’une musique mièvre viennent parsemer maladroitement le récit. C’est insuffisant pour un court-métrage qui devrait happer l’attention des spectateurs dès les premières images. Le titre du film laissait espérer que l’histoire serait mise en valeur par une musique brillante, mozartienne. Espoir déçu.

 

Le génie de l’imbécile heureux

Hali Alexandra Wolf

Le personnage qui donne au film «Le Mozart des Pickpockets» une présence d’humour et de folie est Richard (joué par Richard Morgiève). Grâce à ses grandes oreilles, son apparence dégingandé et ses comportements féminins. Il donne à son rôle d’acolyte de Philippe plein d’originalité et de dynamisme. Morgiève n’est pas seulement capable de représenter un idiot très sympathique à l’écran mais arrive aussi à nous attendrir avec la touche maternelle qu’il adopte avec le jeune « Mozart ». À la fois très sage, humble, créatif et totalement maladroit, il exploite le génie de l’acteur dans toute sa splendeur. Cette dualité conjointement avec sa performance remarquable rendent le film captivant.

 

Petit parent deviendra grand

Lucas Polglaze

« Le Mozart des pickpockets » met l’accent sur les relations entre les adultes et les enfants. On y voit les deux personnages principaux, des hommes qui doivent voler pour survivre qui ne savent pas épeler le mot « maison ». Ce ne sont pas vraiment des parents modèles. Mais quand un jeune garçon sourd-muet entre dans leur vie, ils le considèrent comme leur fils. Les relations basculent et l’enfant soutient ses « parents » en leur fournissant de l’argent et encore plus… la liberté. Ainsi, l’enfant prend le rôle de donneur, pas celui de destinataire comme c’est d’habitude dans les familles. Ce changement fait que le spectateur voit ce film sous un nouveau jour et comprend comment un changement radical peut tout faire basculer

 

Saisir une main et la vie change

Bethany Kruger

L’arrivée d’un petit garçon a un impact profond sur les deux voleurs, Philipe et Richard. La première fois que nous l’avons vu, il mendiait. Soudainement, dans le chaos général, le bruit des sirènes, les ordres de la police, il a saisi la main de Richard alors maladroitement déguisé en touriste. Il est nécessaire de reconnaitre que c’est l’enfant qui les a choisis et suivis. Les deux minables ne peuvent pas le rejeter, il le recueille comme un petit animal. La confusion créée par le débarquement de Mozart est renforcée par le fait qu’il soit un sourd-muet. Ne sachant rien à propos de lui, les hommes lui montrent une générosité improvisée, de la compassion et une vraie relation se forme. Grâce à l’arrivée soudaine du Mozart des pickpockets, le film génère un brillant sens de l’espoir.

Musique : détail renforçant

Takako Hirokawa

Dans ce film, l’emploi de la musique accompagne les scènes d’escroquerie et ajoute un pincée humoristique aux aspects déjà établis. Au début du film quand Richard et Philippe volent, elle a une qualité moqueuse et renforce leurs personnalités maladroites. Dès que l’enfant devient la clé des vols, elle n’est plus la pièce sautillante de l’ouverture mais une chanson triomphante, un air tzigane (comme une sorte d’hymne national) qui souligne que les trois bandits dépendent dorénavant du petit garçon.

Post-it : C’est la guerre à Paris !

Le symbole de Suse

C’était en août 2011 à Montreuil et les employés d’Ubisoft, une société de création de jeux vidéo, ne voulaient pas travailler. Ils ont décidé de couvrir leurs fenêtres avec des Post-it à la forme des personnages de jeu vidéo Space Invaders. En représailles, les salariés de la banque BNP Paribas, qui est située de l’autre côté de la rue, ont créé leur armée de figures du même jeu de petites feuilles colorées pour détruire les extraterrestres d’Ubisoft et la guerre des Post-it a commencé ! Maintenant, on les trouve aux fenêtres de toutes les grandes entreprises et dans les grandes zones d’affaires, les tours se répondent… Ce nouveau jeu a réduit la productivité partout à Paris et continue à se propager en France. … à suivre !

La note de la rédactrice en chef : pour en savoir plus, allez sur postitwar.com

Festival : regards féminins

fabinochefrance.free.fr

Bien qu’aujourd’hui la production de films soit grande, combien de réalisatrices peut-on nommer ? En France, il n’y en a que 12%  [1] pour 6% en 1979. [2] Pendant des années 70, elles luttaient pour réaliser et financer leurs films et certaines se sont groupées pour former une association appelée « Musidora », nommé après une actrice du cinéma muet qui avait créé sa propre compagnie de production après avoir eu des difficultés en tant que réalisatrice. Elle s’est formée avec le but de promouvoir la création et la diffusion des films de femmes, et a organisé le premier festival du film de femmes. [3]

Ce premier festival est l’ancêtre du Festival International de Films de Femmes créé en 1979, ce qui se passe annuellement à Créteil pendant environ une semaine, c’est le plus grand festival de films de femmes au monde. Il a débuté avec seulement 30 films mais en 2011, il en a avait 150. Les films de tous pays sont présentés pendant des programmations thématiques qui créent une sorte de mosaïque de perspective. [4]

On a l’impression que le Festival est devenu célèbre, mais si on ne le recherche pas, il est probable qu’on n’en entendra pas parler. Et si le grand public ne le connaît pas, comment peut-on dire que les films de femmes sont vraiment promus ? De plus, il semble qu’il n’ait guère d’effet pour augmenter le nombre ou la variété des réalisatrices.  Leurs voix et voies sont dignes d’être entendues autant que celles des réalisateurs. Si on applaudit ses efforts et s’il veut gagner plus d’attention il faut qu’il commence à se promouvoir lui-même.

Le prochain festival se déroulera du 30 mars au 8 avril 2012. Les catégories de compétition sont longs-métrages de fiction, longs-métrages documentaires et courts-métrages (il existe aussi une catégorie hors-compétition). Le date limite d’inscription est le 30 novembre 2011, en ferez-vous partie ?

[1] http://www.lexpress.fr/culture/cinema/des-femmes-derriere-la-camera…

(2] http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001343/134357fo.pdf

[3] http://clio.revues.org/index266.html

 

Il y a longtemps que je t’aime

Il y a longtemps que je t’aime : Une collision entre le cœur et la loi

Susan Rosewell

À l’intersection des principes collectifs et des valeurs humaines, il existe un lieu aveugle ou l’on doit lire entre les lignes pour trouver sa voie. “Il y a longtemps que je t’aime” par Philippe Claudel (2008) est l’histoire d’une mère, Juliette, qui tue son fils, Pierre, par injection létale. Sa logique ? Son fils chéri est atteint d’une maladie mortelle qui le fait horriblement souffrir. Jugée coupable de meurtre, elle est incarcérée pendant 15 ans.

C’est pendant sa réinsertion qu’on voit émerger des polémiques épineuses : qui peut décider sous quelles circonstances on doit vivre ou mourir ? L’individu; la société, les lois naturels, les lois divines ? On peut dire que c’était une action d’amour, de courage et de sacrifice pour Juliette d’interrompre, par euthanasie, la souffrance de son enfant agonisant, cependant elle reste légalement interdite au médecin ou même au parent. Ce dilemme a mis Juliette en péril au moment de sa découverte que le fils qu’elle avait enfanté allait mourir, à partir de-là, elle était condamnée autant par loi que par elle-même. Néanmoins, elle a pris sa décision en choisissant l’euthanasie.

Tâchant de trouver une réponse significative à la question : Qui a le droit de décider quand et par quelle autorité on peut vivre ou mourir ? Il nous reste plus de questions que de réponses.  Faut-il se bases sur des standards extérieurs ou des valeurs intérieures ? Juliette a pris sa décision en se laissant entraîner par une autorité intérieure. Elle a accepté que l’autorité extérieure la condamne : elle a fait son choix et accepté les conséquences. Ce faisant, elle est demeuré l’auteur de sa vie, bien que tragique, se fiant à l’intrépidité, l’amour et la compassion.

 


Un seul acte peut-il nous définir ?

Takako Hirokawa

Dans le drame « Il y a longtemps que je t’aime », réalisé par Philippe Claudel en 2008, Juliette Fontaine, joué de manière impressionnante par Kristin Scott Thomas, essaie de se réintégrer dans la société après avoir été en prison pendant quinze ans. On la voit devenir plus confortable dans sa nouvelle vie et apprendre à re-découvrir la fonction des rapports grâce au cercle des connaissances de sa sœur Léa (joué par Elsa Zylberstein), avec laquelle elle habite.

Au début du film, Juliette ne dit presque rien, comme elle a oublié comment se rapporter aux autres. En général, elle est visiblement mal à l’aise dans les conversations avec Léa et ses amis. Elle baisse les yeux quand quelqu’un s’adresse. Sa peau est grise et a une apparence malsaine. Lorsque Michel (Laurent Grévill) s’introduit, elle ne fait pas face à lui mais regarde la terre et se tourne afin de ne pas être engagé dans la discussion.

C’est par le lien avec sa nièce, P’tit Lys (Lise Ségur), qu’elle retrouve lentement le bonheur. Juliette se regagne en enseignant le piano et en jouant avec Lys car la fillette ne la juge pas par ses actions passées, mais seulement par ses actions actuelles. Elle commence à sourire et s’assouplit, ce qui éclaire son visage. Les autres personnages, particulièrement Luc (Serge Hazanavicius), le mari de Léa, tardent à se rendre compte qu’elle n’est pas définie par son crime. On se pose cette question : est-ce qu’une seule action, aussi horrible ou bonne soit-elle ;  détermine qui nous sommes ? La réponse que le film donne est non, c’est la somme des actions d’une personne qui montre son essence.

Le DVD est disponible neuf à amazon.fr à partir de 9,98€. Le film dure 1h 55 min.

Voyez la ville-lumière d’un ballon lumineux

Air de Paris

N’avez-vous jamais eu envie de vous envoler au-dessus de Paris dans un ballon ?

Ballon Air de Paris offre des balades en montgolfière à Paris depuis 1999. On  monte 150 mètres et à cette altitude on voit Paris et les environs sur à peu près 20 kilomètres. Un plus pour cette expérience unique : elle change de couleur, en indiquant la qualité de l’air donnée par les stations parisiennes d’AIRPARIF, une association qui l’étudie. Trois projecteurs à son équateur illuminent l’enveloppe avec une seule teinte. Le vert indique un air sain, le jaune, une situation acceptable et le rouge, la pollution !

La montgolfière de Ballon Air est plus sophistiquée que son ancêtre qui a été inventée par les frères Montgolfier, fils d’un fabricant de papier qui ont découvert, en 1783, qu’on peut gonfler une pièce de tissus avec un feu de laine et paille mouillée. Ils ont fait une démonstration à Versailles pour Louis XVI et sa famille la même année. Le ballon est monté 500 mètres et a voyagé près de 3,5 km pendant son vol.

Le phénomène que les frères Montgolfier ont utilisé est le changement de la densité d’air. Quand l’air dans l’enveloppe est chauffé, il devient plus léger et le ballon monte. Lorsqu’il refroidit, il devient plus lourd et la montgolfière descend. Celle de Paris utilise des techniques plus perfectionnées et exploite la densité de l’hélium (qui est plus léger de l’air) pour s’élever. Le câble qui l’attache à la terre l’éloigne du ciel et l’empêche d’être complètement soumis au vent.

              Si vous voulez faire l’expérience de monter dans les cieux parisiens, Ballon Air de Paris se trouve au Parc André Citroën dans le 15ème. Métro :  Javel, Balard, ou Boulevard Victor. Heures ouvertures : à partir de 9 heures tous les jours. Les tarifs : adultes 12 € pendant le week-end et jours fériés, 10 € les autres jours. Pour plus d’information, allez sur leur site http://www.ballondeparis.fr ou téléphonez-leur (33) 01 44 26 20 00.

 

Image – piyaphantawong / FreeDigitalPhotos.net

Insolite : holala ces Français !!

Lucas Murphey Polglaze

Soyez révolutionnaire : Tour Eiffel ou guillotine ?

En 1886, les français se préparaient à organiser l’Exposition Universelle de 1889, une date qui marquait le centenaire de la Révolution Française. C’est pour ça que les organisateurs ont décidé qu’il fallait faire quelque chose pour la commémorer. Donc ils ont lancé un concours pour dessiner une tour appropriée pour l’occasion. Bien sûr, la tour Eiffel a gagné, mais les autres choix étaient vraiment intéressants. Les compétiteurs étaient une grande guillotine (sic), un grand arrosoir pour aider Paris en cas de sécheresse et un phare pour tout illuminer (il allait fournir assez de lumière pour que les parisiens puissent lire le journal en pleine nuit).
Grâce à la réflexion des juges, le meilleur dessin a été élu et il est toujours numéro 1 aujourd’hui…vous avez devinez ?

Sources :     http://www.paris-eiffel-tower-news.com/eiffel-tower-stories/eiffel-…

http://www.essortment.com/eiffel-tower-information-built-19756.html

 

Joseph Chehouri

The Frogs : Vous mangez ce que vous êtes

Dans ce cas, c’est soit un rosbif, soit une grenouille en fonction du côté de la Manche que vous habitez. Les Français appellent souvent leurs homologues Anglais  “les Rosbifs” dans le langage populaire, une référence au bifteck – leur contribution à la cuisine française du 18ième siècle. En même temps, les Anglais appellent les français “les Frogs ou Froggys” (les grenouilles) parce que la France en est le plus gros consommateur en Europe (depuis des siècles).
Le saviez-vous ?  Les français importent entre 3.000 à 4.000 tonnes de cuisses de grenouille chaque année. La façon la plus courante pour les déguster est à l’ail, beurre et persil (comme les escargots), ne négligeons pas le potage de cresson de grenouilles (au Resling et à la crème) ou le fricassée de grenouilles que l’on déguste avec un Bordeaux Grave.
Bon appétit !

Sources :      http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080311092030AAbxMFr

http://afroginuk.blog4ever.com/blog/lire-article-395912-1688262-les…

Un pub célèbre à Val Thorens , en Savoie, France. Il capture la gastro-doxe entre les deux cotés d’atlantique.

Un pub célèbre à Val Thorens , en Savoie, France. Il capture la gastro-doxe entre les deux cotés d’atlantique.

 

Danielle Foss

La France dans votre main !

« Visitez la France à pas de géant » – c’est le slogan de France miniature, qui se trouve à l’ouest de Paris à Élancourt. Il est possible d’explorer les sites et les monuments français les plus connus sans quitter les 5 hectares du parc. Ce grand jardin à la forme du pays et toutes les reproductions sont situées à leurs places correctes sur la carte. On peut voir des répliques détaillées de la Tour Eiffel, du Mont St. Michel (sur un lac), du château de Chambord ou de ville de Saint Tropez et bien plus. La visite se fait dans un petit train et il y a de nombreuses attractions, comme la traversée de la manche…dans une nacelle !

Le prix ? à partir de 13€. C’est vraiment un lieu insolite à visiter !

Sources :      http://www.franceminiature.fr/

http://www.planet.fr/france-16-sites-insolites-a-visiter-en.19489.1

Quelques reproductions dans le parc France miniature

http://www.openimagebank.com/dbsimgs1/XA099066.jpg

 

Kristine Gutierrez

L’escargot : accident gastronomie

Mangé depuis les temps préhistorique, l’escargot est vraiment devenu un repas gastronomique en 1814. L’intendant de Napoléon et le Tsar Alexandre I se sont rencontrés dans un restaurant en Bourgogne. Ils étaient en retard et le restaurant avait déjà servi toutes ses viandes. Il n’y avait plus rien à manger ! Un peu désespéré, le chef est allé chercher des escargots au jardin, il les a fait cuire et les a servis avec de l’ail, du persil et du beurre. Apparemment, le résultat était réussi…les français les dégustent depuis… En France on en consomme quatre sortes : les petits gris, le gros gris, l’escargot de Bourgogne –mon préféré-  et le bigorneau (escargot de mer)…
Pour les connaisseurs… essayez les œufs d’escargots ! Le caviar de la Bourgogne !

http://www.chowinthecity.com/2008/12/20/escargots/

Kevin Bodkin

Spiderman Français

Alain Robert est peut-être le plus bien connu grimpeur du monde. Il monte les tours les plus hautes, souvent sans corde ni assurance. Entre 1994 et 2011, il a escaladé la tour Sears (442 mètres) à Chicago, Taipei 101 à Taiwan (509.2 m), la plus haute tour du monde Burj Khalifa (828 m) et beaucoup d’autres. Le 31 décembre 1996, juste avant minuit, il a escaladé la tour Eiffel…les températures étaient négatives et il a dû porter des moufles ! En général ses montées sont illégales, donc il a  été arrêté bien des fois tout autour du monde. Pour en savoir plus, visitez http://www.alainrobert.com ou regardez un des films auxquels il a participé.

 

Rachael Ryals

Zorbons ! (La Ballule)

Qu’est-ce qu’un Zorb ? L’idée est venue de la Nouvelle-Zélande en 1994 mais en fait ce passe-temps a gagné ses lettres de noblesse en France. Pour « zorber » une ou deux personnes montent dans un zorb, un appareil qui consiste d’une bulle en plastique transparent rigide dans une autre bulle transparente et traversé par un sas cylindrique. C’est l’espace entre les deux bulles qui créé un matelas d’air qui protége le « Bullard ». Une fois à l’intérieure de la boule, le zorbeur commence à rouler dans un champs ; une chute d’eau ou une pente enneigée. Il y a des harnais à l’intérieur pour maintenir sa position pendant le tour. Il existe aussi l’Hydrozorb : qui contient de l’eau (ça se complique). Quelle que soit votre préférence soyez prête à devenir un zorbonaute, les Français adorent ! Donc il faut essayer.

En savoir plus : http://www.zorb.fr/

Un groupe de zorbonautes monte sur le terrain.

Un groupe de zorbonautes monte sur le terrain.

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Zorbs_at_the_Chew_Stoke_Harvest_Home_2010.jpg

 

Takako Hirokawa

C’est la guerre à Paris !

C’était en août 2011 et les employés d’Ubisoft ne voulaient pas travailler. Ils ont décidé de couvrir leurs fenêtres avec des Post-it à la forme des personnages des jeux vidéo Space Invaders. En représailles, les salariés de la banque BNP ont créé leur armée de figures du même jeu de petites feuilles colorées pour détruire les extraterrestres d’Ubisoft et la guerre des Post-it a commencé !Maintenant, on les trouve aux fenêtres de toutes les grandes entreprises et dans les grandes zones d’affaires, les tours se répondent… Ce nouveau jeu a réduit la productivité partout à Paris et continue à se propager en France. … à suivre !

Sources:      http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/08/01/post-it-les-open-space

 L’armée d’extraterrestres d’Ubisoft.

 

Courtney Magill

Coca Cola : la canette écologique

Chaque Noël, Coca s’associe avec les ours polaires… Cette année en France, c’est incroyable, Coca Cola va changer la couleur de ses canettes pour sensibiliser la population au réchauffement de la planète. Après le 1er Novembre, 1,4 billion des canettes seront blanches. Pourquoi ce changement extrême ? Leur symbole, l’ours blanc, est en voie d’extinction. Le but est de communiquer et de collecter de l’argent. L’entreprise a donné déjà deux million d’euros à WWF (World Wild liFe) qui représente la terre en l’arctique. Cette opération n’affecte pas les consommateurs aux États-Unis ni au Canada… pour voir cette nouvelle canette, il faudra venir boire votre coca en France !

http://fr.news.yahoo.com/canettes-coca-cola-abandonnent-couleur-rou…

Les ours blanc  qui sont en voie d’extinction.

U.S. Fish and Wildlife Service, Robert Wilson

 

Culture Pub !

 

Jordan Allan Crabtree

Trop de temps ?… Pas de Pub !

Par rapport aux Etats-Unis, la quantité et la durée des publicités sur la télévision française est complètement différente. La durée maximum à la radio et à la télé privée est de 9 minutes par heure (216 minutes/ 24 heures). Quand elles sont publiques c’est 6 minutes par heure depuis 2009  et il n’y a pas de publicités entre 20h et 6h le lendemain. Généralement, les publicités peuvent interrompre une émission ou un film sur une chaine privé qu’une seule fois pendant la durée du programme, mais sur les chaines publiques … jamais !

En savoir plus: snptv.org/reglementation/regle.php?theme=1

L’interdiction du lavage de cerveau.

En France les candidats politiques ont moins de liberté pour faire de la publicité qu’aux Etats-Unis. En janvier 1990, le gouvernement l’a interdite à la radio et à la télévision. La majorité des candidats doivent  utiliser des affiches pour leurs campagnes et il y a des panneaux devant les mairies où ils peuvent les poster (l’espace est réparti équitablement entre les candidats). Bien entendu, il est interdit d’afficher sur les murs…  De plus, ils ont une limitation des dépenses pour leur campagne afin d’éviter la propagande, la commercialisation de la politique et le gaspillage, et préserver l’environnement.

En savoir plus: librapport.org/getpdf.php?iddocument=133

Protégez-vous : graffiti pub dans W.C.

Joseph Chehouri

Le meilleur endroit pour captiver son audience n’est pas la télé, ni le journal. C’est là où la nature nous appelle. En France, les W.C. sont devenus un nouveau centre pour la publicité de la fonction publique (du gouvernement). TBWAParis a commencé cette révolution l’année passée avec sa campagne célèbre et virale :  “Protégez-vous,” utilisant les graffiti grossiers qui déjà y existent pour attirer l’attention sur un problème sérieux – le SIDA et les relations sexuelles sans protection. Ils ont gagné le prix d’or et le grand prix du groupe International Ame pour leur projet, inspirant une nouvelle génération de pub en France et en Europe.

En savoir plus (incluant la campagne “Protégez-vous”) :

http://www.tbwa-france.com/#lsi06697ci0q

http://www.adforum.com/top5/worldwide/223/34453339

Le SIDA devient plus connu avec la campagne de TDWAParis.

Le SIDA devient plus connu avec la campagne de TDWAParis.

 

 

Faulkner Griffin

Mort à l’Alcoolisme

La Loi Évin interdit les publicités télévisées pour l’alcool et empêche le patronage des évènements culturels ou de sport par les producteurs ou distributeurs d’alcool. Les pubs sur la radio ou sur les panneaux d’affichage doivent viser les adultes et présenter des mentions légales (boire ou conduire il faut choisir, l’abus d’alcool est dangereux pour la sante… tu t’es vu quand t’as bu ?). Créé en 1991, la loi lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme et protège les jeunes des stratégies de marketing. Depuis la création de la loi, la consommation d’alcool en France a baissé de presque 20%.

http://fr.jurispedia.org/index.php/%C3%89volution_de_la_r%C3%A9glem…(fr)

 

Takako Hirokawa

Télévision : Publicité limitée

Il y a deux formes de publicité télévisée. Un type est l’écran publicitaire pendant lequel les promotions commerciales sont diffusées. Ces écrans sont limités par heure et par période de vingt-quatre heures. Par ailleurs, les spots doivent être au maximum de 8 secondes. Le deuxième type est le parrainage quand les produits sont associés avec les programmes télévisés. Ce type de publicité n’est interdit que pour le tabac, l’alcool et les médicaments et n’a pas de limite dans le temps (mais il coute cher, car le sponsor finance la diffusion d’un programme de télévision). En savoir plus : http://www.snptv.org

Katie Muller

On est ce qu’on mange

Une des plus grandes craintes des Français avec l’adoption du nouveau style de nutrition est de devenir un peuple de gros. La nutrition est devenue une priorité depuis le 1er Mars 2007, chaque publicité alimentaire doit comporter un message sanitaire contre l’obésité, le cholestérol et le diabète. Le but de cette mesure est d’encourager le public à acheter une nourriture ni grasse, salée ou sucrée, de manger cinq fruits et légumes chaque jour, de ne pas grignoter entre les repas, et de pratiquer une activité physique régulièrement. Evidement, ce sont les enfants qui sont les plus impressionnables. Malgré les meilleures intentions de ces avertissements, l’obésité continue à augmenter. Elle a doublé entre 1994 et 2003.

Wikipedia Commons/ derivative work: M0tty

http://www.psychomedia.qc.ca/marketing/2007-04-25/pubs-alimentaires…