Du temps qui s’inverse indéfiniment

Lise Bloom

Du temps qui s’inverse indéfiniment dans Stricteternum

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Le concept du temps est souvent exploré en cinématographie. Dans le court-métrage, « Stricteternum », réalisé par Didier Fontan, le passage du temps va-et-vient en circuit fermé dans une boule de neige. Le temps est parfois interrompu par une clé, qui le déplace temporairement.

L’image de la clé est introduite quand le personnage principal a besoin d’une clé de 32 pour réparer sa voiture. Sa femme déconcertée lui propose une série de clé, toutes sont là, sauf celle de 32. Un nain de jardin qui regarde l’homme désemparé arbore fièrement une clé… plus tard la symbole de l clé réapparait dans le générique du programme télévisé que la femme regarde sans cesse. A la fin, c’est lorsqu’une femme remonte la clé de la boule de de neige que le temps dans la boule est inversé, et avec lui les rôles et les dialogues le sont aussi.

Parce qu’en tournant la clé, la femme a inversé l’espace temporel de l’univers  de la boule de neige. Soudain les dialogues sont inversés, non seulement l’homme et la femme échangent leur rôle mais leurs dialogues sont inversés chronologiquement. C’est ce processus qui sert de mesure au temps dans la boule, un cycle de vie correspond au déroulement d’un dialogue. c’est lors qu’on comprend que les personnages sont prisonniers et qu’ils ont perdu tout libre arbitre.

La liaison entre les deux personnages n’est pas l’amour, mais ce cycle répétitif dans le prison de verre. la clé est alors le symbole du contrôle de la vie. celui qui trouve la clé peut contrôler son destin. Notre personnage va alors passé sa vie entière à chercher une clé qu’il ne peut trouver et sans laquelle il ne sera jamais libre. Mais la cherche-t-il vraiment ? Il semble être soumis à cette répétition et accepter son destin.

Finalement, le réalisateur de Stricteternum utilise les motifs de la répétition et de l’éternité pour communiquer le thème de la relation de l’homme à son espace.

Tant que l’homme ne possède pas la clé de la vie, il ne peut être libre.

Le macho de service

Lise Bloom

Le Macho de service

Stallone, publié par Gallimard en 2003, est une nouvelle d’Emmanuèle Bernheim (1955).  La Parisienne est l’auteur de Le Cran d’arrêt (1985) et Un Couple (1988) en plus de Sa Femme qui a gagné le Prix Médicis en 1993. Sa nouvelle Vendredi soir (1998) a été adaptée au cinéma par Claire Denis. Comme scénariste Bernheim a collaboré avec François Ozon sur Sous le sa sable (2001) Swimming Pool (2003) et 5×2 (2004).

Dans Stallone, un œuvre de moins de soixante pages, Bernheim lie l’histoire de son héroïne aux films de Sylvester Stallone, à commencer par Rocky III. Ce film appartient à une série de suites du premier film Rocky qui a fait un tabac en 1976. La suite traite de la valeur du travail dur en exprimant le fait que tout est possible avec un peu de talent et beaucoup de sueur. Donc, c’est l’expression du rêve américain, bien que ces idées soient un peu simplistes. De son côté, la nouvelle nous présente une héroïne française qui se coule dans le moule d’un héros de tragédie classique. Cependant, cette nouvelle minimaliste a l’air de se moquer des conventions, celles des Américains en plus de celles des Français. Ainsi, Bernheim nous offre un conte qui est à la fois émouvant et drôle.

Stallone se déroule entre les années 1982 et 1997, entre les débuts de Rocky III et Copland. La nouvelle s’axe sur la vie d’une Parisienne qui n’a que vingt-cinq ans quand l’histoire commence. Cet ouvrage parle des choses imprévues qui peuvent changer le cours de notre vie. De plus, il montre la difficulté, même de nos jours, de surmonter la pression de devenir une femme traditionnelle.

Au commencement de la nouvelle, nous sommes dans une salle sombre de cinéma en 1982 avec une jeune Parisienne qui vient de regarder Rocky III. Bouleversée, elle refuse de bouger.  Mais ce manque d’activité est comme le commencement d’une course juste avant que le revolver ne tire. Après avoir quitté le cinéma, et son amant, l’héroïne commence à courir. Elle commence ainsi à échapper aux contraintes de sa vie qui l’empêchent d’atteindre ses rêves. Comme Rocky Balboa elle se refait et se bat pour l’opportunité de réaliser tout ce qu’elle peut devenir.

À première vue, Sylvester Stallone est un sujet étrange pour une auteur qui traite des problèmes auxquelles les femmes doivent faire face. Il n’a pas la réputation d’un intellectuel sensible, il est plutôt perçu comme un homme rustre. Les personnages qu’il joue sont des incarnations du machisme. Cependant, il y a des correspondances très révélatrices entre Stallone et Bernheim. Les deux ont écrits des scénarios. Ils partagent aussi la tendance de ne pas trop parler. Bernheim est maîtresse du minimalisme tandis que les personnages que Stallone joue sont tous très laconique. De plus, le premier Rocky a montré une sorte de minimalisme en disposant d’un budget modeste de moins d’un million dollars.

En se servant de Stallone comme modèle pour une jeune femme qui combat les tendances chauvinistes de la société, Bernheim crée une drôle d’image. Néanmoins, c’est une juxtaposition très éclairante. Alors que la nouvelle se déroule, nous comprenons que l’héroïne ne veut pas trouver un homme comme Stallone. Elle ne s’intéresse pas à un homme qui aime les sports de combat.  Au contraire, c’est elle qui se battra pour son droit de devenir tout ce qu’elle désire. Elle ne veut pas jouer un rôle conventionnel. Son choix de modèle n’est que la première preuve de son désir de détruire les stéréotypes sexuels. De plus, elle traite Stallone d’égal à égal. Loin de le placer sur un piédestal, elle admet les faiblesses que Stallone a lui-même. Parce qu’il lui a servi d’inspiration, elle aimerait l’aider s’il était jamais dans le besoin.

Pendant un entretien avec son éditeur, Gallimard, en 2002, Bernheim a dit : «Et enfin, à la différence de tout ce que j’ai écrit jusqu’à présent, il ne s’agit pas d’une histoire de désir, ni d’une rencontre érotique…
  Décidément, Stallone c’est autre chose…»[1] La morale de cette histoire est très simplement : si nous n’aimons pas ce que nous voyons dans le miroir, nous pouvons le changer. Mais Bernheim étend les possibilités, elle  réclame les héros des films d’action pour les femmes. Rocky pourquoi n’est-il pas de «chick flick» ? Dans cette nouvelle, l’héroïne essaye d’échapper aux stéréotypes.  Le public est aussi invité à abandonner ses préjuges, à voir, par exemple, Rocky Balboa comme un modèle idéal pour une femme. Dans cette nouvelle, décidément, Stallone c’est autre chose.

Je suis mon héroïne, L’Idole

Je suis mon héroïne, dans Idole de B. Masocco

De nos jours les medias ont un accès illimité aux idoles de l’écran et de la musique. Ce type de publicité crée un faux semblant d’intimité entre l’idole et ses fans. Parfois elle suscite chez les fans une émotion qui pourrait être décrite comme une obsession ou une passion. On se peut demander si une obsession est un type de passion où même si la différence entre les deux peut être réduit à une question de degré. Dans la terminologie psychologique, cependant, les passions sont regardées comme normales tandis qu’une obsession est vue comme une maladie. Sigmund Freud a constitué l’entité de la névrose obsessionnelle en 1905.  Il l’a liée aux fixations sexuelles qui commencent en enfance. Mais cette composition ne traite pas des origines d’obsessions. Plutôt, elle explore leurs manifestations et les moyens pour distinguer une obsession d’une passion.

Les obsessions sont pour la plupart dangereuses. Si une personne ne pense à rien d’autre que son obsession, elle se peut ignorer sa santé et ses responsabilités. Les personnes obsédées sont souvent prêtes à s’abaisser pour gagner accès à leur idole. Par exemple, les «groupies» d’une rock star peuvent avoir des rapports sexuels non protégés et impersonnels, elles risquent ainsi des blessures physiques et affectives.  De plus, ce n’est que l’obsédé lui-même qui est menacé par l’obsession. Parfois c’est l’objet de l’obsession comme John Lennon qui en a souffert, mais ce pourrait être n’importe qui. Nous avons le cas de John Hinkley qui a essayé d’assassiner Ronald Reagan pour attirer l’attention de Jodie Foster.

Mais on ne peut pas dire que tout le monde qui fantasme se blesse. La preuve qu’une illusion peut être saine est illustrée par les malades qui croient qu’ils seront guéris. Ils ont une meilleure possibilité pour le rétablissement que les malades plus réalistes. De plus, un rêve peut nous aider à persévérer face à des obstacles. Même si c’est la question d’une idole de pop musique comme dans le court métrage Idole de Benoît Masocco, les illusions peuvent entraîner des bienfaits. Dans ce film la narratrice est inspirée par sa passion à essayer des choses qui sont en dehors de sa zone de confort. Sa quête à rencontrer son idole la mène à sa carrière.

Il est important d’être conscient des différences entre une obsession dangereuses et une passion saine.  Une personne obsédée réprime ses anciens intérêts. Par contraste, une personne passionnante les retient en même temps qu’elle augmente ses horizons. Comme nous voyons dans le court métrage Idole, la narratrice reste amoureuse de la littérature moderne tandis qu’elle travaille comme animatrice. En général, une obsession est liée à la destruction tandis que la passion est une force créatrice.

Nous ne nous distinguons pas des gens désaxés à cause de leurs illusions, nous avons les mêmes qu’elles. En fait, tout le monde vit dans un univers de sa propre création. Plutôt, c’est une question de quelles sortes d’histoires ce que nous racontons. Donc, on se peut demander si cette tendance à raconter est innée ou acquise.

Works Cited or Referenced :

Idole,  court métrage réalisé par Benoiît Masocco en 2003

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/adulte/pathologie/nevrose-obsessionnelle.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsession_(médecine)