Une Illusion d’amour : Idole de Masocco

Mélissa Martelly

Idole.

Une Illusion d’ Amour.Idole

Cette œuvre nous raconte l’histoire d’une jeune femme amoureuse d’une image; relation qui peut occasionner bien des déboires.

  • Idole
  • Réalisation : Benoît Masocco, France 2004
  • Acteurs : Gwendoline Rothkegel, Pierre Deladonchamps, Richard Gauthier, Sophie Eberhardt.
  • Genre : Court métrage français, Intrigue amoureuse
  • Son et Image : Sarah Simoni, Pascale Marin
  • Durée : 8 minutes 43 sec.
  • Synopsis : Lors d’une séance d’interview télévisée, une jeune étudiante tombe éperdument amoureuse d’un chanteur vedette qu’elle n’a jamais rencontré. Elle s’éprend progressivement, fouine dans les magazines, s’informe des détails de la vie et de la personnalité du jeune homme, puis tout bonnement cherche à rencontrer l’objet de sa convoitise. L’adoration de cette idole bouleverse sa vie et l’entraîne vers des choix professionnels et de vie non orthodoxes pour y parvenir. Cette jeune étudiante finira-t-elle par rencontrer l’objet de son désir ?

Ben Masocco, journaliste, fut impressionné par l’influence des idoles sur leurs fans. Comme il nous le dit dans son interview pour Mouviz : “J’ai toujours été impressionné de voir l’effet que les célébrités peuvent avoir sur le public… On ne parle pas “d’idole” ou “d’icône” par hasard, on est souvent proche de quelque chose de quasi-religieux…” C’est alors qu’il écrivit “Idole”. L’histoire d’une jeune femme qui tombe éperdument amoureuse d’un jeune chanteur et qui bravera tous les obstacles pour rencontrer l’homme de ses rêves. Idole fut acclamé à travers la France et reçut un total de dix prix, pour ne citer que : le premier prix Festival International du film court de Lille 2004, le grand prix du jury jeunes Festival de Parthenay – Festimages 2003 et le prix de l’originalité aux Festival de films courts d’Ile de France Imag’Essonne.

Dans Idole, Masocco et son équipe créèrent une petite merveille, en se servant d’une technique cinématographique assez différente : le court métrage.  Il voulait ” … jouer avec les images, … les faire défiler comme des faits réels…”, afin de raconter une histoire qu’il chérissait : respecter, faire ressortir et mettre en valeur les ambitions de ses personnages “surtout si elles sont sentimentales…”(Muviz). Avec un budget d’environ deux cents euros, utilisant une caméra DV (TRV900), montée avec un “simple” Final Cut Pro, son équipe et lui ont pu réaliser ce film magnifique en 48h. Tandis que la postproduction, la partie la plus longue du montage, dura quelques semaines: “par petites touches”… comme nous le dit Ben dans son interview.

A l’âge de treize ans, Benoit Masocco débuta dans la cinématographie et la vidéographie puis monta son premier film en pellicule à dix neuf ans. Après un arrêt de cinq ans, il revint et réalisa “Idole” en 2003. Les acteurs principaux ne pouvaient pas être mieux choisis : Gwendoline Rothkegel, actrice de théâtre et de cinéma, incarne parfaitement le rôle de la jeune étudiante un peu ridicule et maladroite qui tombe éperdument amoureuse de la vedette. Tandis que Markus, “l’idole” en question, interprété par Pierre Deladonchamps, a tellement bien incarné son personnage que Ben Masocco nous dit qu’on lui a souvent demandé dans des festivals s’il était réellement chanteur.

Ce métrage transmet un message universel qui  nous affecte tous: Les idoles et l’illusion de l’amour. Selon un article de Tunisia Today : “Entre l’amour le vrai et les fantasmes, il y a tout un monde chimérique”. Chez les adolescents, il est très fréquent de centrer les sentiments, l’admiration et le désir vers une personne inaccessible : “Il est très amoureux de moi, mais, il ne le sait pas encore/ Je voulais plus, je voulais tout” (Idole). Leur tendance idéaliste les pousse parfois à satisfaire leur besoin affectif à travers le rêve, l’idolâtrie, la fiction : “… une voie qui ne s’adressait qu’à moi” (Idole). Cette admiration leur sert de motivation pour prendre des risques afin de bâtir leur propre personnalité et de créer leur identité : “J’ai fait une carrière très enviée dans le monde des médias et le plus incroyable, c’est que je la dois uniquement à un parfait inconnu, un homme à qui  je n ‘ai  parlé qu’une seule fois, peut-être l’ homme que j’ai le plus aimé” (Idole).

Idole, l’un des meilleurs films de Benoit Masocco qui nous affecte tous, est un court métrage original, équipé d’un bon scénario et d’une bonne mise en scène. Nous ne pouvons nous empêcher d’éprouver de la sympathie pour l’héroïne principale, car nous  avons tous eu, à un certain moment de notre vie, le béguin pour une célébrité quelconque. Le message d’ “Idole” est si puissant qu’il est utilisé dans des manuels scolaires au Canada anglophone permettant aux lycéens l’apprentissage du français. Ce court métrage très émouvant devrait faire partie du curriculum scolaire de tous les étudiants à travers le monde.

 

par Melissa Martelly

Références:

http://www.benoitmasocco.com

http://www.mouviz.com/films/film.php?film=idole#commentaire

http://www.mouviz.com/films/interview.php?film=idole

http://www.tunisia-today.com/archives/33219

Notre identité nous appartient-elle ?

L’invention de soi.identité

Notre identité nous appartient-elle ?

 De nos jours, nous avons la possibilité de modeler notre vie de la manière que nous voulons afin de devenir celui que nous voulons être. En comparaison aux générations passées, nous ne sommes plus contraints par nos liens familiaux, sociaux ou religieux. L’identité est alors l’ensemble des données de fait et de droit qui permettent d’individualiser quelqu’un (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.), la reconnaissance de ce qu’il est, par lui-même ou par les autres.

Nul ne peut nier l’influence que l’environnement social, culturel, familial exerce sur la construction de l’identité sexuée de chaque individu. En d’autres termes, dès son jeune âge, l’enfant est profondément inspiré par un environnement familial portant le sceau de la culture dans lequel il baigne largement. D’autant que l’identité se définit, en même temps, par rapport à soi et par rapport à autrui: Cependant, il convient d’indiquer que nous ne pouvons pas dissocier l’identité sexuée de l’imaginaire du groupe communautaire où évolue l’individu en question et du patrimoine propre à sa culture.

Les expériences vécues contribuent grandement à la construction et à l’amélioration de l’avenir d’un individu pour l’obtention de son propre idéal. Avec le temps, nous apprenons qui nous sommes. En surmontant les épreuves de la vie nous nous développons et nous grandissons. C’est alors que nous nous exposons à des expériences positives qui aident à notre épanouissement. Comme nous le dit Julien Lucas blogueur pour Libre et Heureux, “nous pouvons alors renforcer les choses à propos de nous-mêmes afin de devenir la personne que l’on désire être.”

Ainsi, atteindre ce que nous voulons devenir est le but idéal de chacun d’entre nous. Pour cela, il nous faudra parcourir un long chemin fait de questionnements, d’illusions et d’erreurs pour pouvoir enfin mieux nous connaitre et parvenir à trouver notre vraie personnalité. Mais il nous faudra faire attention car certains d’entre nous n’arriveront pas à trouver leur propre identité et d’autres ne feront que constamment copier sur les autres. Sans plaisir, ni espoir, et nombre d’entre eux ne seront que des spectateurs de leur propre vie.

Références :

1. http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-…

2. http://www.libres-et-heureux.com/grandir-devenir-question-attention

 

Melissa Martelly