L’angoisse du naufrage chez Toussaint

Elizabeth Helen Van Horne,

L ‘Angoisse du Naufrage dans la Salle de bain de Jean Phillipe Toussaint

Avant qu’il ait écrit son premier roman, La Salle de Bain, Jean Philippe Toussaint était inconnu. Mais en 1985 avec cette publication par les éditions Minuit il a immédiatement atteint le succès. Défini comme « très roman post nouveau » par les critiques, La Salle de Bain a été bien acceptée autour du monde et traduit en plus de trente langues. Après plus de vingt ans, La Salle de Bain est encore un grand succès littéraire.  L’œuvre suit la vie d’un chercheur qui habite à Paris avec sa femme Edmondsson. « Je », le narrateur, a peur du temps qui contrôle sa vie. Il se met dans la baignoire où il réfléchit à la vie. Après peu, il quitte la baignoire de Paris pour voyager à Venise mais là il reste à l’hôtel tout seul, jouant aux fléchettes. Ses pensées, dirigées par ses peurs, le indexforcent dans des situations inconfortables et bizarres.

« Je » veut vivre dans un monde immobile où le temps est figé et il observe les choses qui représentent ce monde impossible. La première fois que « Je » décrit la dame blanche, il parle du fait qu’il y a un mélange des contraires dans la glace : « Le chaud et le froid, la consistance et la fluidité. »  Il admire ces choses parce qu’il cherche un équilibre parfait entre la mobilité et l’immobilité dans sa propre vie mais ce n’est pas possible parce qu’il est trop effrayé pour changer son existence statique.

Tout le monde dépend de ses compétences et talents dans sa vie quotidienne.  « Je », en tant que chercheur, dépend de son aptitude observationnelle. Il regarde toujours le monde autour de lui et il est plus confortable dans le rôle du spectateur. Sans sa vision, sans sa capacité de voir ou d’entendre il serait encore plus perdu et sans une direction ou un but en sa vie. C’est inévitable : En vieillissant, nos corps se détériorent, même si nous faisons de l’exercice ou si nous avons une alimentation équilibrée.  La détérioration du corps et de l’esprit est une grande partie de sa crainte.

« Je » décrit le mélange du chocolat chaud et de la glace froide comme « métissés », impliquant qu’on perd sa pureté en vieillissant. La glace, parfaite, froide et figée perd sa forme sous la chaleur du chocolat brûlant. C’est une métaphore pour l’état intellectuel de l’homme avec le passage du temps. En enfance, on est une page blanche ; innocente, impressionnante et toujours en pleine croissance. Mais finalement on arrête de grandir et on est exposée aux problèmes du monde. « Je » veut figer le temps mais il n’est pas comme la glace et il ne peut pas toujours rester dans un congélateur. Comme la glace sous le chocolat chaud, il doit perdre sa forme. Il doit grandir et apprendre qu’il y a rien à faire… il faut changer et s’exposer au monde.

Il est vrai que la misère adore la compagnie. En temps difficiles, nous nous consolons avec l’idée que nous ne sommes pas seuls dans nos luttes. Souvent on se réconforte avec ceux qui ont des problèmes similaires, mais « Je » est un peu effrayé par la socialisation, donc il se réconforte quand il regarde des objets inanimés ou les lieux qui luttent contre le temps. Il pense à la dame blanche fondant sous la chaleur du chocolat et aussi au naufrage du Titanic et il réfléchit sur les conséquences du temps.  Comme l’homme, ces choses sont certaines de perdre leur bataille contre les forces naturelles.

Les endroits où l’histoire se déroule sont aussi connectés à l’idée de la disparation sous l’eau. Il voyage à Venise, une ville qui coule en perdant sa lutte contre la gravitation. Mais l’histoire commence et fini à Paris, dont la devise « Fluctuat nec mergitur », ou en français, « elle est frappée par les vagues mais elle ne sombre pas ». Dans l’histoire, « Je » est plus comme Venise et il est en traîne d’un naufrage de l’esprit. Mais quand il visite Venise, il saute sur le trottoir pour accélérer l’enfoncement de la ville.  Bien qu’un saut soit quelque chose que les enfants font pour s’amuser, sa raison est plus sérieuse. Il ne s’exprime pas auprès des autres donc il cherche les compagnons en souffrance, ou quand il saute, il les créé. Comme ça il trouve un peu de confort mais il continue à souffrir.

L’existence entière de « Je » est commandée par ses craintes débilitantes des forces naturelles comme la gravité et le temps. C’est pour cette raison qu’il n’a pas une vie productive ou aventureuse et il reste dans une existence statique.

Pour trouver un équilibre entre l’immobilité et la mobilité dans sa vie, il faut chercher et par conséquence perdre temporairement l’ordre et la raison. Si « Je » a réalisé cette idée, l’histoire serait très différente et il ne resterait jamais dans la baignoire. Comme la plupart des romans et films français, l’histoire n’a pas de fin définie donc on ne sait pas s’il va gagner contre ses craintes comme Paris avait gagné contre les vagues de l’histoire ou s’il va couler comme Venise et se tourmenter avec peur.

 

Le Pouvoir du Scepticisme chez Molière

                              Le Pouvoir du Scepticisme tartu

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière est né en 1622 à Paris . Sa famille était moyenne classe et à l’âge de dix-sept il a commencé ses études dans une « école jésuite », où ses camarades de classe étaient les jeunes bourgeois ou fils de la noblesse.[i] En dépit de son statut social, son intelligence et son savoir-faire lui ont fournit des opportunités à la cour du roi Louis XIV. Comme membre de la moyenne classe, il a surmonté les restrictions sociales et utilisé la comédie pour influencer le monde. Il disait, « Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant » et se servait de ses pièces de théâtre pour améliorer l’humanité en questionnant les règles de la société. [ii]

Pendant l’époque de Louis XIV, les aristocrates valorisaient la raison, l’ordre, et l’enquête du monde plus que tout. On voyait l’extrémisme et le comportement irrationnel comme les traits de la populace impolie et commune. [iii]  Mais souvent ceux qui avaient les positions de pouvoir étaient aveuglés par leurs émotions et ils perdaient leur bon jugement. Ainsi, ils se comportaient contre les règles de la société et les attentes du roi pour ses sujets. Dans la pièce de théâtre Le Tartuffe, Molière montre qu’il existe toujours des exceptions de nos puissantes croyances et qu’il faut toujours penser objectivement ; une servante peut être plus raisonnable et intelligente que son maître, et les hommes qu’on croit les plus pieux sont quelquefois d’horribles pécheurs. La pièce Le Tartuffe ridiculise l’émotion excessive, l’irrationalité religieuse et le strict système de classes. Mais comme le pouvoir absolu du roi était la seule chose que personne ne pourrait remettre en question. Pour éviter la possibilité de la punition par Louis XIV, Molière utilise les personnages de Dorine, Orgon, et Tartuffe pour se moquer des faux dévots et des règles de la société.

Tartuffe, le plus grand hypocrite de tous, se montre comme un homme de la dévotion religieuse la plus puissante. Il censure les actions des autres, mais il ne pratique pas les mêmes règles dans sa propre vie. Il utilise sa fausse dévotion pour profiter de la croyance aveugle d’Orgon, et il essaie de faire des avances romantiques à la femme d’Orgon, disant que «ce n’est pas pécher que pécher en silence» (Acte V, 1506). Sous le masque de sa fausse piété, il cache ses péchés qui sont pires que ceux dont il accuse chez les autres.  Parce qu’il se comporte comme s’il avait l’approbation de Dieu en tout ce qu’il fait, Tartuffe gagne la confiance des gens extrêmement religieux, comme Orgon et Madame Pernelle. Mais d’autres ne sont pas convaincus de la sincérité de Tartuffe. Bien que tous les personnages dans la pièce soient religieux, leurs croyances ne sont pas aussi extrêmes que celles d’Orgon et Madame Pernelle. Parce ceux-ci sont aveuglés par leur religion, ils regardent la dévotion et piété de Tartuffe sans se demander objectivement la raison pour laquelle Tartuffe la montre à tous dès que possible. Orgon et sa mère sont victimes de l’escroquerie de Tartuffe, qui les dupe parce que leur extrémisme religieux est égal au sien, et leurs émotions insensées affaiblissent leur perception.

Une autre croyance que Molière ridiculise est l’idée que la place en société d’une personne est égale à son intelligence. Souvent on imagine les pauvres comme agressifs, facilement influençables, et ignorants. Quant à l’aristocratie, l’idée est inverse ; c’est presque comme si la quantité de leur argent est égale à leur intelligence. Ils sont aussi extravagants qu’ils sont logiques et savants.  Dans Tartuffe, Molière montre comment les aristocrates ne sont pas toujours supérieurs en intelligence aux pauvres, et la vraie richesse est la richesse de la raison. Dorine est un exemple d’une servante plus intelligente et raisonnable que son maître, et son personnage va contre les idées reçues. Tout au long de la pièce, Dorine défend sa maîtresse, Marianne, contre l’irrationalité de son maître, Orgon. On suppose que le chef de la maison serait plus difficile à embobiner que tous les autres, mais en réalité c’est sa servante qui peut voir le mieux la vérité.

Pour Molière, cette affirmation que les sujets sont quelquefois plus logiques que leurs maitres était dangereuse, parce que c’était une interrogation du pouvoir du roi.  Mais à la fin de la pièce, Molière se sauve contre les accusations possibles quand il montre le roi comme raisonnable et presque impossible à duper ; « L’Exempt » dit à la fin que Louis XIV est « un prince dont les yeux se font jour dans les cœurs / et que ne peut tromper tout l’art des imposteurs. » (1907-1908, scène 7).  Bien que Molière s’exprime de façon controversée, il n’attaque pas le pouvoir absolu du roi ouvertement. Le personnage d’Orgon est le représentatif métaphorique du roi, comme le chef de la maison avec le pouvoir absolu. Il a le contrôle de tout, mais il fait de graves erreurs quand il laisse le faux dévot, Tartuffe, influencer ses décisions. Dans le VIIème scène, Orgon est furieux contre son fils, Damis, et dans cette rage, il promet à Tartuffe l’héritage de Damis et sa famille. Dans la ligne, « Vous faire de mon bien donation entière » , Molière montre au lecteur que le pouvoir absolu est dangereux parce que les humains sont souvent submergés par leurs émotions, et ils prennent de mauvaises décisions qui ont des conséquences. Le lecteur connaît bien les crimes de Tartuffe, et dans la position omnisciente on attend les conséquences de la réaction hyper émotionnelle d’Orgon.

 

Tout au long de la pièce, Molière contraste l’intelligence et la raison de la servante Dorine contre la stupidité et l’aveuglement de son maitre, Orgon. Tartuffe joue contre les deux comme créateur du conflit. Orgon croit dans l’honnêteté complète de Tartuffe, bien que la maison entière sache que Tartuffe est un faux dévot et arnaqueur.  Parce qu’Orgon est contrôlé par sa propre ferveur religieuse, il regarde les actions de Tartuffe avec un œil admiratif. Mais Dorine, de l’autre côté, comprend le jeu de Tartuffe, et elle essaie de protéger ceux autour d’elle contre les conséquences de la crédulité d’Orgon. Bien que Dorine soit une servante sans instruction, elle représente les sentiments de Molière contre l’aristocratie. Elle réagit à l’émotion excessive des autres avec sarcasme et ridicule, mais elle reste calme dans toutes les situations. Dorine est inférieure d’Orgon, mais Molière fait croire au spectateur que la situation serait meilleure si un personnage raisonnable comme Dorine était le maître de la maison.

Pour Molière, la logique et le scepticisme étaient des caractéristiques indispensables, et si une personne au pouvoir ne possédait pas ces traits, il y aurait inévitablement de graves conséquences.

 


[i] (Personnaz)

[ii] (Molière)

[iii] (“Histoire en Ligne “)

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

 

“Chronologie.” Tout Molière. La Société OVH, n.d. Web. 17 Avril 2012.

<http://www.toutmoliere.net/chronologie.html&gt;.

 

“Louis XIV Le Grand dit le Roi Soleil.” Histoire en Ligne . 30.03.2009. Web. 17 Avril

2012. <http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article225&artsuite=3

 

Molière. “Citation de Molière extraite de l’article “comédie” du dictionnaire de français

Littré.” Reverso. Softissimo, 2010. Web. 17 Apr 2012.

<http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/citation/le_devoir_de_la_com

 

Lizzie Van Horn

 

 

L’inconsistance de notre Puissance chez Sartre

L’inconsistance de notre Puissance dans le Mur de Jean Paul Sartre

Les existentialistes croient au pouvoir de l’homme sur son sort, mais quand la vie d’un homme est dans les mains d’un autre, des conséquences graves sur le corps et l’esprit se manifestent de façons variées. Pendant l’attente de son exécution, Pablo essaye de maîtriser ses réactions physiques et émotionnelles pour combattre le fait qu’il n’a nul pouvoir dans la décision de son sort. Mais plusieurs fois, il ne peut pas arrêter les réflexes de son corps quand il est saisi par des sentiments profonds qui répondent au fait qu’il n’a aucun contrôle sur son futur. La fin de l’histoire montre que la puissance de l’homme est limitée et sans garantie.3311602432_f7b6ecc4e9

Au début de l’histoire, Pablo et les deux autres prisonniers, Tom et Juan, attendent dans une salle chaude avec beaucoup d’autres prisonniers pour apprendre leur sentence. Pablo trouve la chaleur de la chambre plus confortable que celle de sa première prison, dans le cachot d’un archevêque où il a grelotté pendant vingt-quatre heures. Cette remarque est une subtile introduction à l’idée qu’on ne peut pas contrôler le corps dans une situation où on n’a aucun choix de vivre ou mourir. Pendant trois heures, les trois hommes attendent pour apprendre la décision et Pablo ne pense pas à son corps ni à ses réactions. Finalement un gardien les transfère à la cellule où ils attendront leur jugement. Dans la salle d’attente les trois apprennent leur sort ; ils seront exécutés au matin. Après qu’ils reçoivent cette information, l’effet de la mort imminente commence à s’emparer de leurs corps.

Pablo tente de se contrôler de deux façons ; premièrement, il essaye d’ignorer ses réactions, pour se prouver qu’il maintient un pouvoir absolu sur lui-même. Il observe les réactions de Tom et Juan ; Juan est presque silencieux, mais sa figure devient grise et ses lèvres tremblent. Tom essaye de défendre son corps contre le froid avec les exercices mais il suffoque et le manque de respiration le rapproche de la mort. Pendant ses observations des autres prisonniers, Pablo pense encore et encore aux corps des autres et à l’exécution.  Il essaye d’éviter sa crainte, mais il voit la mort partout.

Après que Pablo comprend qu’il ne peut pas s’ignorer, il essaye de s’isoler de Tom et Juan.  Quand Tom demande au médecin une cigarette, Pablo lui refuse, car il veut mourir proprement, sans alcool ni tabac.  Mais en réalité, il est impossible de mourir proprement quand le control du soi est révoqué. Son corps résiste inconsciemment à sa détermination de mourir d’une façon noble et il se trouve écœurant. Une autre manière avec laquelle Pablo tente de s’isoler est sa détermination de rester « dur ». Quelquefois, si on est émotif on s’ouvre aux autres ou à l’apitoiement. La maîtrise sur son physique n’étant pas réussie, il censure le seul procédé possible, celui de son état émotionnel.

Pablo observe Tom et Juan avec dégoût mais cela prend la forme de l’horreur quand il réalise qu’il présente des manifestations semblables de la crainte. Ses symptômes commencent quand il cherche sa veste qui n’est pas là, puis il sue dans la salle froide. Son corps devient gris et il remarque que Tom est comme un jumeau, un miroir de sa souffrance. Les réactions des trois hommes montrent qu’ils ont commencé à mourir dès qu’ils ont été informés de leur exécution.  Pour les prisonniers, la crainte de la mort est beaucoup plus puissante que leur maitrise de soi ; les corps n’ont aucune défense contre la peur.

Apres l’exécution de Tom et Juan, Pablo est doit rester dans le cave pour un contre-interrogatoire.  Il écoute les fusils, il tremble involontairement, puis les gardiens entrent pour le prendre. Après le questionnement Pablo pense à la valeur de la vie et il décide qu’il ne trahira pas Ramon Gris parce qu’aucune vie n’a d’importance.  Bien qu’il ait pris sa décision, Pablo joue avec les soldats pour avoir un moment final de pouvoir dans sa vie. Il ment, donnant une fausse position pour trouver le cachot secret de Ramon, celle du cimetière.  Ensuite, il reste dans une chambre pendant une demi-heure. Il est prêt pour son exécution, mais le gardien dit qu’il ne sera pas exécuté maintenant. Pablo est transporté dans grande chambre avec d’autres prisonniers, où il apprend que Ramon était en fait tué par les Phalangistes dans le cimetière.

En apprenant que Ramon est mort par hasard, Pablo commence à rire si fort qu’il pleure. Il a voulu jouer et montrer son pouvoir, mais la puissance de l’homme est bornée et inconsistante et la conséquence de son jeu a engendré une mort. Il est bouleversé par l’ironie et l’absurdité de la mort de Ramon et dans ce moment final de l’histoire, il se perd dans l’émotion qu’il était pourtant arrivé à éviter tout au long de son emprisonnement. Il existe donc une limite pour chacun, celle où le corps prend le pas sur la volonté.

Sexe, Drogues et Démons : Les Représentations de Vaudou aux États-Unis

Sexe, Drogues et Démons : Les Représentations de Vaudou aux États-Unis veve_Ogou_feray

Depuis sa naissance dans les colonies esclavagistes de la Caraïbe, le vaudou haïtien a été démonisé par les chrétiens. Bien que le vaudou soit une religion syncrétique qui mélange des aspects du christianisme et des religions africaines, certains chrétiens croient que le vaudou n’est qu’un culte démoniaque.  De plus, la culture populaire américaine représente le vaudou comme une religion violente et sexuellement perverse.  On trouve des représentations sexualisées et négatives du vaudou partout dans la pop culture américaine. Des exemples se trouvent en toutes les domaines de media, mais plusieurs exemples spécifiques existent dans le film James Bond : Live and Let Die, dans le sujet d’actualité sensationnaliste du « Miami Zombie », dans la série « Voodoo » par DC Comics et dans les films de Disney, y compris The Princess and the Frog.

La chose qui rend ces représentations péjoratives est qu’elles sont indicatives des doubles mesures religieuses. Pour la plupart, le public accepte les portraits négatifs de vaudou sans question parce que le vaudou n’est pas une religion bien reconnue aux États-Unis. Si on emploie le christianisme, le judaïsme ou l’Islam d’une façon similaire, le public serait complètement outragé et les tableaux religieux seraient appelés discriminatoires et offensifs. Une raison possible pour cette double mesure est, quoique le public américain soit assez familier avec la Bible, le Coran, et la Torah, ils sont pour la plupart, très ignorants de l’histoire et le panthéon de vaudou. Si on demande le moyen américain « quels sont les symboles de vaudou ? » c’est probable qu’il ne connaît que la poupée et le zombi, ou, pire, ils croient que c’est une forme de magie noire, et pas une religion. Parce que les Américains ne tiennent pas le vaudou au cœur, on accepte la négativité sans refus.

À part de l’ignorance générale, les origines de l’opinion négative de vaudou ont leurs racines dans le racisme des propriétaires des plantations de sud États-Unis pendant le dix-huitième et dix-neuvième siècle. Pour eux, le vaudou était une liberté culturelle qu’il fallut opprimer pour garder la structure esclavagiste de la plantation.  Le sentiment commun dans les plantations de Haïti et aux États-Unis était que la moindre liberté encouragerait une révolte, et cette crainte de vaudou comme un outil de révolte n’était pas injustifiée : pendant la révolution haïtienne, la religion fonctionnait comme un facilitateur de la conspiration des esclaves. Le vaudou inspirait la solidarité entre les esclaves, et comme toutes les autres religions du monde, elle était une source d’espoir pendant la révolution. La transdescendance religieuse inspirait les esclaves de risquer leur vie pour la liberté, et, quoi qu’ils fussent interdits, les fêtes et les danses religieuses les fournissaient une opportunité à rencontrer et conspirer (Collin).

Les publications avec la plus grande influence sur les conceptions modernes de vaudou aux États-Unis étaient les récits sensationnalistes, publiés dans les journaux nationaux pendant la dix-neuvième siècle (Gordon, 768).  Ces contes étaient influencés par les suprématistes blancs qui craignaient le croisement racial et le renversement de pouvoir social. Pour eux, la religion était une vraie menace à la structure de société blanche, en tant que des blancs fragilisaient « the color line »  en se mêlant dans le vaudou.  Selon Michelle Gordon, ces récits populaires « authenticated the hegemonic narrative of white supremacy by offering “proof” » des ‘terreurs’ potentiels de la déségrégation. Publiés partout la nation, ils décrivaient les libres noirs comme des ‘bêtes sauvages’ qui menaçaient la pureté des blanches ‘vulnérables’ (771).

Après avoir été assimilés comme ‘histoire’  dans la conscience nationale, ces récits de « black criminality and hypersexuality » travaillaient à confirmer les craintes et les préjudices de l’époque (Gordon, 768).  Les descriptions graphiques de sacrifices religieuses des animaux deviendraient ‘la preuve’ que les noirs avaient des caractéristiques ‘sauvages’ et ‘meurtriers’, et ces portraits sanglantes continuent à influencer l’image hypersexuelle et criminelle des noirs dans le media. Aujourd’hui on n’a pas des titres aussi graphiques que « “Full Particulars of the Hell-Broth and Orgies”, mais les traces de ces récits populaires persistent dans la subconscience américaine aujourd’hui (786).

Le premier exemple que je voudrais explorer est le sujet d’actualité du « Miami Zombie ». Le mai 26, 2012, un homme qui s’appelle Rudy Eugene a attaqué un homme sans abri, Ronald Poppo, sous un pont routier. Après un moment de conversation polie, Eugene a commencé à tabasser Poppo sans aucune provocation évidente. Après avoir battu Poppo pendant quelques minutes, Eugene s’est mis à mâcher le visage de Poppo, en éventuellement arrachant ses yeux. Pendant tout cela, Eugene s’est déshabillé. Après presque vingt minutes, quelqu’un a vu l’attaque et les polices sont arrivées. Bien que les polices aient menacé à faire feu, Eugene continuait à mâcher le visage de Poppo et finalement après avoir reçu quatre balles, Eugene est tombé mort. Incroyablement Poppo a survécu l’attaque et quoi qu’il fût aveuglé, il a donné son témoignage.

L’histoire sanglante était très vite médiatisée et maintenant on croit que Eugene utilisait ‘bath salts’, un hallucinogène puissant qui peut provoquer des épisodes psychotiques violents. Au début, l’histoire était présentée comme une « cautionary tale of drug-use », mais quelques jours plus tard, l’amante d’Eugene essayait de lui défendre, disant qu’il était un bon chrétien qui a subi une malédiction de vaudou (McGee).  Sans surprise, l’attention publique restait sur les détails de l’attaque violente et sa déclaration contre le vaudou ne sollicitait pas une grande réaction publique. Selon le blog Dreams of Ginen par Adam McGee, si l’amante d’Eugene a tenu pour responsable une autre religion, il y’aura une grande controverse et « the headlines would be very different […] public sympathy would quickly turn to dismay and outrage » à cause de ses commentaires antireligieuses.

               De plus, les medias mettaient en valeur le fait que Eugene était noir et que Poppo est blanc. Très soudain, un attaque causé par des drogues est devenue une attaque racialement signifiant, quasi sexuel et démonique. Ceci est démontré par le titre de la vidéo de YouTube controversée, « Racist Zombie Attacks in Miami, Florida!! » Dans cette vidéo, un homme blanc répond à l’attaque ‘raciste’ de Eugene, en effrayant des noirs dans un costume de zombi stéréotypé.  Bien que ce soit un vidéo publié par un individu, le media suivait l’exemple, en mettant en valeur ‘l’influence du vaudou’ et le ‘racisme’ du zombie.  Le Huffington Post (UK) a publié un article avec la citation suivant : « [Poppo’s] attacker, Eugene, is from Haiti, where more than 90% of the people are said to practice voodoo” (2012).

Encore une fois, le double standard se manifeste. Si un grand entreprise d’actualité comme le Huffington Post a écrit quelque chose comme cela mais en référence à la christianité, à l’islam ou au judaïsme, l’indignation publique serait incessant et le Post perdrait probablement un nombre de leurs abonnés. Par ailleurs, quand il y a un attaque de terrorisme ou un meurtre et le responsable n’est pas chrétien, le media essaie de connecter la religion avec l’attaque. Très récemment dans l’attentat à la bombe à Boston, la plupart des organisations des actualités mentionnaient que les deux frères étaient musulmans. L’inverse s’applique dans le cas de chrétiens qui commis des actes violents ; si un chrétien tue quelqu’un, le media et les religieux ne disent pas que c’est parce qu’il est un chrétien, mais ils professent que c’est parce qu’il s’est éloigné des valeurs chrétiens.

Par exemple, après le bombardement de Oklahoma City en 1995 par Timothy McVeigh, les organisations d’actualités n’aient pas fait une connexion entre son catholicisme et son caractère violent ; plutôt ils ont cité son éloignement de catholicisme (Cole).  Parce que les États-Unis étaient fondés sur les valeurs judéo-chrétiennes, on a la croyance que les autres religions causent toute la violence et tous les problèmes du monde. La religion devient un outil pour marquer la différence entre ‘nous’ et ‘les autres’, et on peut facilement se séparer de la violence si on déclare que la cause originelle est une autre religion.

               Comme le dit McGee, la peur de vaudou peut-être aussi une façon de cacher le racisme. Si on dit que c’est la religion et pas la personne qu’on craint, c’est excusé par le public, particulièrement quand le media enseigne la publique que la religion est violente par essence. En portrayant le vaudou comme la magie diabolique et violente, on réaffirme l’image des noirs ‘sauvages’ répandue par les suprématistes blancs pendant le dix-neuvième siècle. Malheureusement, ces tableaux racialement influencés continuent à attirer l’attention positive du public, et le sensationnalisme des actualités facilite la vente des journaux.

Dans la bande dessinée, Voodoo par Wildstorm (une division de DC Comics),  le personnage principal est une strip-teaseuse/ super héroïne. Quand elle arrive à Nouvelle Orléans, elle rencontre ‘Attibon’, ‘Saturday’ et ‘Freeda’, qui sont les trois lwa principaux : Papa Legba, Baron Samedi et Erzulie. Au début, on appris que tous les trois ont des histoires de crime, soit sexuelle, soit violente. En plus, le protagoniste, Voodoo, devient un personnage plus en plus négatif avec la continuation de la bande dessinée. Dans le premier volume, elle est très naïve et assez innocente, en dépit de sa carrière comme danseuse érotique. Mais quand DC Comics publiait une deuxième série, elle est une pseudo vilaine qui lutte contre The Green Lantern, un héros majeur de DC Comics.

Voodoo : Dancing in the Dark montre précisément les conceptions de vaudou aux États-Unis : la religion est représentée par un mélange de sorcellerie, de satanisme, de sexualité et de violence. Une qualité positive de la bande dessinée est que les auteurs ont essayé de distinguer entre le vaudou Rada et le vaudou Petro, mais la relation entre le vaudou Rada et le vaudou Petro ne sont pas très précis, comme les lwa rada (Saturday, Freeda, et Attibon) et les lwa petro (Carrefour) sont ennemies qui se bataillent, tout comme Dieu et Lucifer. Quoi que les auteurs essaient à expliquer la division entre le vaudou Rada et le vaudou Petro, la relation entre les deux est présenté comme deux équipes dans une lutte religieuse.  Les auteurs ont ‘christianisé’ la relation entre les deux, en créant une opposition directe entre le bon et le mal.  Dans les croyances authentiques de vaudou, les deux panthéons ne sont ni bons, ni mauvais, et ils travaillent ensemble pour créer harmonie dans le monde.

Si on veut examiner le traitement de vaudou dans le texte, une façon intéressante de lire la série est avec une substitution de catholicisme dans la tête. Pour une personne qui n’a pas une connaissance détaillée de vaudou, la première lecture donne une image de vaudou qui est un peu plus positive que les autres dans le media, en tant que le protagoniste utilise des pouvoirs de vaudou pour combattre les vilains. Mais si on substitue les personnages de Freeda ou Attibon avec les saints de catholicisme, la conception culturelle de vaudou comme une religion ‘sauvage’ matérialise. Quoique les lwa soient souvent affiliés avec les saints catholiques, on ne peut pas imaginer la publication d’une bande dessinée par DC Comics avec la Saint Vierge comme prostituée et Saint Pierre comme un ex tueur à gages. Mais, en défense du choix créatif d’auteur, comme les criminels ne sont toujours mal, les lwa ne sont pas toujours sans faut.

Les portraits des lwa comme criminels dans Voodoo imitent la façon dont on dépeindre les noirs dans les films populaires aux États-Unis. Comme les lwa sont presque toujours présentés comme violents et perverse, le puissant homme noir est souvent criminalisé ou sexualisé dans les films.  Le film James Bond : Live and Let Die met en scène un monde des barons de drogues et le pratique de vaudou. Souvent appelé un film du genre « Blaxploitation », les personnages noirs sont des meurtriers, souteneurs, et trafiquants de drogues. Selon le site-web Neohumanism.org, les films de Blaxploitation, « tended to feature broad stereotypes of African-American culture, and were mostly written and directed by white men. » Ces films présentaient les personnages noirs avec « exaggerated sexuality and violence », mais ils étaient très fructueux dans les théâtres (Neohumanism.org). En dépit de leur dépopularisation, ils apparaissent quelquefois dans le film populaire aujourd’hui[1]. En utilisant des tropes de Blaxploitation, James Bond : Live and Let Die a gagné des prix de film, y compris « Best Film » dans le 1975 Standard Evening British Film Awards (IMDb).

Dans le film, le vilain Mr. Big (aka. Dr. Kalanga) est un dictateur et baron de drogue qui veut gratuitement dépenser deux tonnes de héroïne pour éliminer ses compétiteurs. Il se mêle dans le monde de vaudou et un de ses suppôts est Baron Samedi, qui essaie plusieurs fois à tuer Bond. Quand il est introduit, Baron Samedi performe une version de la danse banda avec des femmes et il porte son chapeau haut-de-forme traditionnel.[2] D’un point de vue physique, le portrait de Samedi est exact, mais quoique la bande dessinée Voodoo décrit les lwa avec qualités bonnes et mauvaise, le Samedi de James Bond est un vilain de part en part. Si on recherche un peu, on appris que le vrai Baron Samedi n’est pas aussi superficiel et unidimensionnel que le Samedi de James Bond. Comme tous les lwa, il n’est ni bon, ni mauvais, mais plutôt puissant. Son orientation entre le monde des vivants et des morts le met dans une position de protéger ou de tuer, et les croyants décident ce qu’ils veulent lui demander à faire.

Selon Neil Philip, Ph.D. de Mythe et Folklore, Ghede (et son homologue Baron Samedi), « the master of the underworld, is also a lord of life, strongly associated with erotic activity and with the protection of children » (90). Cette citation explique efficacement sa personnalité double comme protecteur et agresseur, mais dans les medias on ne voit que le côté agressif de Samedi et des autres lwa. Ceci est causé par la tendance de la culture occidentale à diviser l’existence humaine entre une bataille de bon versus mal. Comme le dit l’écrivaine Jessamine Price, la division du monde en deux était largement répandu pendant l’époque d’impérialisme, quand une idée nouvelle était introduite dans la pensée européenne : « the idea that the world was divided into two opposite cultures, the “Eastern” and the “Western, », et plus signifiant, que «  the Western culture was superior ». En divisent notre monde, nous pouvons nous distinguer des ‘autres’ et réaffirmer nôtre supériorité occidentale par la séparation.

Un exemple final de la propagation d’un vaudou faux apparaît dans le film de Disney, The Princess and the Frog. Le film était signifiant chez les supporters de Disney parce que Tiana était la première « Disney princess » noire, mais la façon dont Disney dépeindre la religion de vaudou a été critiquée. [3] L’histoire se passe à Nouvelle Orléans, alors l’inclusion d’un vilain avec des pouvoirs de vaudou est presque rendue obligatoire par nos attentes culturelles de Nouvelle Orléans. Le portrait du vilain, « Doctor Facilier » n’est pas surprenant : il est grand, maigre et vêtu dans le costume traditionnel de Baron Samedi. Il utilise ses pouvoirs pour tricher des citoyens crédules et pour s’avancer dans le monde, et, comme la plupart des vilains de Disney, son but principal est de devenir riche et puissant. Dans ce cas, Disney a fait un effort pour équilibrer l’image de vaudou, en tant que la magie noire de Facilier est contrasté avec la magie blanche de « Mama Odie », une prêtresse de vaudou et la bonne fée de Tiana.

Cependant, le rôle de Mama Odie est extrêmement minimal (elle n’a que deux scènes) et elle n’a pas de contacte avec les lwa qui travaillent pour Facilier. De plus, ces lwa sont plutôt les « minions » de Facilier, et ils lui donnent des « Shadow Demons » (probablement les morts de Ghede).  Dans un article par Michelle Gonzalez Maldonado [4], elle explique que cette image de vaudou n’était pas sans effet sur ses jeunes enfants. Elle commence l’article avec une citation de son fils après avoir quitté le cinéma: « Voodoo is bad magic.” My four-year-old proclaimed to me earnestly. “MM-hmm,” my two year-old agreed. » Maldonado continue, en expliquant que « The terms Voodoo, Hoodoo, and conjuring are used interchangeably throughout. In the end one is presented with an evil religion that will ultimately fail.” Quoique la décision de Disney de créer une princesse noire fût assez ‘progressive’ pour la corporation, leur portrait de vaudou renforce les stéréotypes des religions africaines comme magie noire et diabolique.

Comme les autres grandes corporations du monde, le but principal de Disney est de vendre leurs produites. Pour faire cela, il faut qu’ils suivent les attentes culturelles des spectateurs, même quand ces attentes sont basées sur le préjudice. Docteur Facilier est une incarnation de l’attente négative de vaudou, mais il y a des autres instances où Disney a changé un personnage pour protéger l’image positive de christianisme. Dans le roman Notre-Dame de Paris par Victor Hugo, Claude Frollo, l’homme qui élève Quasimodo, est un antihéros archidiacre. Il a des qualités de compassion, mais son obsession sexuelle avec Agnès (ou Esméralda) devient sa chute morale. Avec Notre-Dame de Paris, Hugo voulait protester contre « l’indifférence des catholiques face à la misère des ouvriers » et la hypocrisie de l’église catholique. [5]

Mais en 1996, cent soixante cinq années après la publication de Notre-Dame de Paris, Disney ne voulait pas risquer une controverse, donc ils ont changé Frollo d’archidiacre à un ministre de justice (Pinsky, 168). En répondant à nos opinions culturelles des prêtres comme personnages positifs et ministres de justice comme négatifs, Disney se protégeait contre une controverse religieuse potentielle. Parce que la plupart de ses téléspectateurs étaient des Américains qui ont grandi avec une influence judéo-chrétien, Disney comprenait l’importance du traitement positive des personnages chrétiens. Dans la même manière, Disney savait qu’ils peuvent employer l’image commune de vaudou dans The Princess and the Frog sans une grande controverse parce que ces attentes étaient déjà une partie de la conscience culturelle des États-Unis.

La représentation continuellement négative de vaudou aux États-Unis est causée par un nombre des facteurs codépendants. Le mouvement de suprématie blanche dans la post guerre sud États-Unis était l’influence principe dans la popularité des récits sensationnalistes, qui introduisaient Américains à un faux, hyper-sexualisé, démonique portrait de vaudou. Quoiqu’on ne redistribue pas ces récits originaux, ils démarraient la tradition de sensationnalisme et de déformation de la religion qui continue dans les medias aujourd’hui. Deuxièmement, la tendance occidentale à séparer le monde en deux équipes de ‘bon’ vs ‘mal’ et orient vs occident rendent la conception des religions marqué par la dualité extrêmement problématique. Souvent le public caractérise la religion entière comme ‘démonique’ parce qu’elle a des aspects qui ne mélangent pas avec les religions occidentales traditionnels. Et, comme dans le cas de James Bond : Live and Let Die, si un auteur ou un directeur fait un effort à montrer des lwa spécifiques, souvent le résultat est la caractérisation comme ‘héros’ ou ‘vilain’ quand, en réalité, ils sont tous des êtres moralement flexibles et dynamiques. Enfin, notre conception de vaudou est renforcée aujourd’hui par les corporations de media comme Disney qui adaptent la religion pour répondre aux stéréotypes culturels.

À la fin, aucune représentation religieuse n’est complètement sans faute ou sans biais, mais la quantité des portraits inexacts de vaudou est marquante quand on le compare avec les descriptions des autres religions.  On doit se demander, quelles sont les conséquences de la popularisation d’une fausse image de vaudou ? Et, finalement, pouvons-nous changer la notion populaire de vaudou comme sorcellerie sauvage, ou est-il trop tard, et trop profondément ancrée dans notre conscience culturelle ?

 

 

 

 

 

Sources

 

“Biographie de Victor Hugo.” Athéisme: L’homme debout. Atheisme.net. Web. 5 May 2013. <http://atheisme.free.fr/Biographies/Hugo.htm&gt;.

 

“Blaxploitation: Articles and Information.” Neohumanism.org. n.d. Web. 5 May 2013. <http://neohumanism.org/b/bl/blaxploitation.html&gt;.

 

Chatland, Jan. « Haiti: List of Loa. » Descriptions of Various Loa of Voodoo.

Webster.edu, 1990. Web. 17 Feb 2013.

<http://www2.webster.edu/~corbetre/haiti/voodoo/biglist.htm&gt;.

 

 

Cole, Patrick. “A Look Back in TIME: Interview with Timothy McVeigh.” TIME. 30 3 1996: Web. 1 May. 2013.

 

Collin, Louis, ed. “Les origines du vaudou Haïtien.” La Musique Haitien . http://www.musiquehaitienne.fr. Web. 29 April 2013. <http://www.musiquehaitienne.fr/vaudou-haitien/origine-vaudou-haiti/&gt;.

 

“Girlfriend Of Rudy Eugene, Miami ‘Cannibal’, Says: ‘He Was Drugged Or Under Voodoo Curse’ .” Huffington Post . 31 5 2012: n. page. Web. 19 April 2013. <http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/05/31/girlfriend-of-rudy-eugene-miami-cannibal-_n_1559118.html&gt;.

 

Gordon, Michelle Y. ““Midnight Scenes and Orgies”: Public Narratives of Voodoo in New Orleans and Nineteenth-Century Discourses of White Supremacy.” American Quarterly. Johns Hopkins University Press  64.4 (2012): 767-786. Access Provided by the University of Colorado at Boulder.

 

 

“Live and Let Die (1973).” IMDb n.pag. International Movie Database. Web. 5 May 2013. <http://www.imdb.com/title/tt0070328/&gt;.

 

Maldonado, Michelle Gonzalez. “Bad Magic: Voodoo According to Disney .” Religion Dispatches Magazine. 24 12 2009: Web. 5 May. 2013. <http://www.religiondispatches.org/archive/culture/2132/bad_magic:_voodoo_according_to_disney&gt;.

 

McGee, Adam. “On “The Miami Zombie” and popular representations of Vodou/voodoo.” Dreams of Ginen. WordPress, 31 5 2012. Web. <http://dreamsofginen.wordpress.com/&gt;.

 

Moore, Alan. Voodoo: Damballa. 1-4. Berkeley, California: Image Comics , 1998. Print.

 

Philip, Neil. Myths & Legends Explained. 3rd Edition. New York, NY: Metro Books, 2011. 90. Print.

 

Pinsky, Mark. The Gospel According to Disney: Faith, Trust, and Pixie Dust. 1st Edition. Louisville, Kentucky: Westminster John Knox Press, 2004. 168. eBook.

 

Price, Jessamine. “Dividing the World in Two: The Culture of Imperialism.” WordPress, 2004. Web. 5 May. 2013. <http://www.jessamineprice.com/writing/writing-about-history-and-religion/dividing-the-world/&gt;.

 

Walker, Tim. “Quentin Tarantino accused of ‘Blaxploitation’ by Spike Lee… again .” Los Angeles Times. 26 12 2012: Web. 2 May. 2013. <http://www.independent.co.uk/news/world/americas/quentin-tarantino-accused-of-blaxploitation-by-spike-lee-again-8431183.html&gt;.

 

 


[1] Par exemple, Spike Lee a accusé le film Django Unchained par Quentin Tarrantino de Blaxploitation, en disant qu’il ne peut pas regarder le film parce qu’il est «disrespectful to my ancestors. » Selon Variety, le film contient « no fewer than 109 instances of the ‘N word,’ ». (Walker)

[2] La banda est la danse préférée de Baron Samedi, qui imite relations sexuelles. (Chatland)

[3] Je mets « princesse » entre guillemets parce que Tiana n’est pas une princesse par naissance. Je gardais le titre parce que, normalement, on appelle tous les protagonistes femelles des « Disney Princesses » et le titre du film inclus le nom « Princess »

[4] Assistante professeur des études religieuses à l’Université de Miami

[5] « Biographie de Victor Hugo »

La punition des femmes dans « Les Liaisons Dangereuses » de Laclos

La punition des femmes dans « Les Liaisons Dangereuses » de Laclos

Auparavant, quand j’entendais le mot « libertin », j’imaginais un homme comme le Marquis de Sade : un aristocrate qui rejette la religion et les mœurs de sa société, et qui s’attaque aux femmes sensibles.  On envisage souvent que le libertinisme du dix-huitième siècle est uniquement un phénomène masculin, mais après avoir lu Les Liaisons Dangereuses, je trouve que cela n’est pas le cas. Une raison possible pour cette association entre le libertinisme et la masculinité est que pendant le dix-huitième siècle, les hommes étaient les seules qui avaient le pouvoir de montrer leur identité sexuelle quoique les inégalités sociales aient forcé les femmes à cacher leurs MKhtJ1Qj55KRKXj5fnvzdikPcysaventures galantes. Selon madame de Merteuil, la fille du dix-huitième siècle était « vouée par état au silence et à l’inaction. » (LXXXI, 263).   Le personnage de madame de Merteuil fournit le portrait d’une femme libertine, mais sa fin pénible rend cette image négative et sa mort sociale consiste à condamner ses mœurs. Tous sont rattrapés par leurs aventures sexuelles, mais la fin des hommes devient rédemptrice, contrairement aux femmes qui sont socialement et physiquement punies.

Pour la femme du dix-huitième siècle, le libertinisme était à la fois libérateur et étouffant. Le plus qu’elle gagne ses batailles amoureuses, le plus sa défaite potentielle devient dangereuse. Mais l’homme avait le pouvoir d’échouer à un conquêt, sans la destruction complète de sa réputation. Même si le libertin est  « conquis » par une femme en tombant amoureux, il sera vu comme étant un homme de famille et on pensera que « la bête » proverbiale a été apprivoisée.  Parce qu’il possède déjà la liberté sociale par le droit de son sexe, la soumission et la conquête des femmes sont des actes banals pour lui.  Quant à la femme libertine, elle n’est pas libre avant la mort de son mari. Elle est née sous le contrôle de son père et le mariage est seulement une continuation de sa soumission aux hommes. En devenant libertine, elle renverse le système des valeurs du pouvoir masculin et elle rejette son identité féminine.

            En tant qu’homme d’armes du dix-huitième siècle, on peut supposer que Pierre Choderlos de Laclos avait toujours plus de pouvoir que les femmes dans sa vie, et peut-être la seule fois qu’une femme l’a publiquement soumis était quand Marie-Antoinette a rejeté son opéra en 1777.  La jeune reine avait une réputation libertine, et des pamphlets publiés contre elle avec l’intention de détruire sa réputation ont dit, « ton cœur trop libertin// Te rendit tour à tour et tribade et putain » (Anonyme, 1790). Bien sûr la réjection de sa pièce était un grand embarras pour Laclos, mais il est probable qu’une réjection par une femme libertine rendait cet embarras encore pire, et que cet événement a tourmenté Laclos jusqu’à la fin de sa vie. Mais la condamnation morale et l’exécution d’Antoinette ont été probablement un récomfort pour Laclos, et comme la reine libertine, toutes les libertines dans l’écriture de Laclos étaient punies plus sévèrement que les hommes pour leurs « crimes » sociaux. Selon Karen Hollinger, « Les Liasons Dangeureuses » « [is a] critique of patriarchal privilege and the sexual double standard of eighteenth-century French society. », cependant je trouve que l’image de la femme libertine créée par Laclos est extrêmement négative notamment lorsqu’on considère que les punitions qu’il a choisies pour chaque femme sont nettement plus sévères que celles des hommes.

Bien qu’il soit vrai que le libertin Valmont est rattrapé par ses crimes libertins, sa mort est plus honorable que la mort sociale de madame de Merteuil.  Selon François Guillet,  un chercheur du Centre d’histoire du XIXe siècle, « Le duel est ainsi, par les gestes qu’il met en scène, par les qualités morales qu’il requiert et par les conflits qu’il est chargé de neutraliser, l’une des expressions les plus parfaites de la condition masculine bourgeoise au XIXe siècle. » Pour Valmont, la victoire du duel était une façon de préserver sa réputation libertine, et même dans la défaite, il trouvait le moyen de rendre publics les maux de madame de Merteuil et de détruire sa réputation de femme pieuse.  Dans le cas, où le libertin est mort pour ses crimes, l’honorable duel sert à « [rompre] la barrière étanche qui doit séparer vie publique et vie privée » (Guillet). Pour Valmont, la publication des lettres fournit un moyen parfait de « se justifier entièrement » (CLXVIII, 495).

Tout au long du roman, Valmont s’attaque aux femmes, mais sa victimisation par Merteuil et sa mort honorable le rendent pitoyable, même aux yeux de ses victimes. Cécile, la fille que Valmont a violée « s’est trouvée mal à la nouvelle du malheur arrivée à M. de Valmont » et madame de Tourvel, la femme la plus trompée, prie pour Valmont la nuit de sa mort, en criant, « Dieu tout-puissant, je me soumets à ta justice : mais pardonne à Valmont. Que mes malheurs, que je reconnais avoir mérités, ne lui soient pas un sujet de reproche, et je bénirai ta miséricorde ! » (CLXV, 490) Bien qu’il ait vécu pour tromper et pour conquérir les femmes, sa mort engendre le pardon de ses péchés par ses victimes.

Comme Valmont, Prévan était “trompeur” universel, célébré pour ses exploits audacieux, en particulier son aventure où il a trompé trois femmes et leurs maris (LXXIX). Selon Byrne, « As a known male seductor, he is socially acceptable», contrairement à madame de Merteuil qui doit cacher ses activités sexuelles (968).  Mais après la distribution de la lettre LXXXV où sa victimisation par Merteuil est rendue publique, il est complètement pardonné pour tout ce qu’il a fait aux femmes pendant sa carrière libertine. L’image finale de ces deux personnages se contraste directement. Prévan, « dès qu’on l’aperçut, tout le monde, hommes et femmes, l’entoura et l’applaudit […]» et Madame de Merteuil replace Prévan en tant que damnée sous des « huées scandaleuses » (CLXXIII, 508).

Danceny et Valmont n’ont qu’une forme de conséquence pour les actions, soit physique soit sociale, et pour les deux hommes, leur sort était honorable.  De plus, les conséquences de leurs conquêtes résultaient de leurs propres décisions, et Valmont « is given leave to defend his honour and fight a fair fight with a single enemy » (Byrne, 968). Après la mort de Valmont, Danceny choisit de s’exiler à Malte, quoiqu’il soit protégé et pardonné par madame de Rosemonde. Contrairement aux hommes qui ne reçoivent qu’une forme de punition, la punition des femmes est doublement pénible, puisqu’elles sont punies socialement et physiquement.

Comme Danceny décide de quitter société, Cécile s’exile au couvent pour se protéger contre la publication des lettres. Cependant, son aventure avec Valmont est aussi suivie d’une punition physique et elle tombe malade pendant quelques jours à cause d’une fausse couche. Madame de Tourvel quitte aussi la société, puis sa mort sociale est suivie par sa morte physique. Madame de Merteuil, comme les deux autres femmes, est punie d’une façon physique et d’une façon sociale, mais contrairement à Cécile et Tourvel, son exil social n’est pas de son propre gré, et sa punition physique, la perte de sa beauté par la petite variole, va l’affliger pendant le reste de sa vie. De plus, les réputations de Cécile et madame de Tourvel sont protégées par madame de Rosemonde quand elle écrit à Danceny, «Vous pouvez être sûr que je garderai fidèlement et volontiers le dépôt que vous m’aviez confié ; mais je vous demande de m’autoriser à ne le remettre à personne, pas même à vous, Monsieur […] » (CLXXI, 503).  Plus loin dans cette lettre, elle protège spécifiquement les réputations de Cécile et de madame de Volanges, en exigeant, « il serait bien digne de toutes deux de remettre aussi entre mes mains les lettres de mademoiselle de Volanges […] » Mais personne ne protège madame de Merteuil.  Madame de Volanges écrit à madame de Rosemonde qu’elle a entendu « […] sur le compte de madame de Merteuil, des bruits bien étonnants et bien fâcheux. » Bien qu’elle soit « loin d’y croire » elle n’essaie pas de les réfuter parce qu’elle sait « combien l’impression qu’elles laissent s’efface difficilement.»  (CLXVIII, 494). Sans la protection de sa famille, Merteuil est rejetée par la société et même par ses propres domestiques, « qu’aucun d’eux n’a voulu la suivre » (CLXXV, 512)

Quant à la punition physique de Merteuil, la décision de Laclos de détruire son visage et particulièrement son œil était délibérée.  En détruisant la source de sa vanité avec la petite vérole, la possibilité de sa reconstruction sociale est détruite, et même en Hollande, un pays connu pour ses mœurs progressives, elle sera rejetée par les aristocrates à cause de sa défiguration physique.  Dans une lettre à Valmont, elle dit, « Où nous conduit pourtant la vanité ! Le sage a bien raison, quand il dit qu’elle est l’ennemie du bonheur » (CXLV, 451). Pour Merteuil, cette phrase devient ironique parce que la lettre LXXXI, où sa vanité est montrée le plus, engendre sa destruction. Madame Volanges écrit à madame de Rosemonde que « Le marquis de ***, qui ne perd pas l’occasion de dire une méchanceté, disait hier, en parlant d’elle que la maladie l’avait retournée, et qu’à présent son âme était sur sa figure. » (CLXXV, 511). Pour les aristocrates français qui connaissent la vérité sur madame de Merteuil, son visage sera toujours un rappel de ses crimes.

Comme si cela ne suffit pas, Laclos ajoute qu’elle a « particulièrement perdu un œil » (CLXXV, 511). La perte de la moitié de sa vision est rendu symbolique par la lettre LXXXI, où Merteuil explique qu’elle passait sa vie en observant les autres et en cherchant les fautes « qu’on cherchait à me cacher ». Dans la lettre LXXXI, elle se loue quand elle parle de sa jeunesse et comment elle a appris à « régler de même les divers mouvements de [sa] figure. » (LXXXI, 264). Même quand Prévan entre dans le salon et elle est huée, elle «a conservé l’air de ne rien voir et de ne rien entendre, et qu’elle n’a pas changé de figure ! » (CLXXIII, 508)

La perte de son œil est doublement symbolique comme « punishment for her inability to forsee what the duel would bring in its wake and the consequences of Valmont’s possession of that hostage to fortune, Letter 81» (Byrne, 968).  En comparant l’analyse de Byrne avec la lettre LXXXI, on trouve que Madame de Merteuil n’a pas seulement applaudi à son observation et le contrôle de sa physionomie, mais elle se loue aussi pour ses talents à prévenir les conséquences des ruptures : « Enfin, quand ces moyens m’ont manqué, j’ai su, prévoyant mes ruptures, étouffer d’avance, sous le ridicule ou la calomnie, la confiance que ces hommes dangereux auraient pu obtenir » (LXXXI, 269). Plus tard, après avoir expliqué ses règles de conduite, elle ajoute, « vous me le voyez pratiquer sans cesse…» mais en écrivant à Valmont, elle oublie sa propre règle de « ne jamais écrire, de ne jamais délivrer aucune preuve de ma défaite », et cette petite transgression engendre la plupart de sa destruction sociale quand la lettre LXXXI circule (268-269).

Après avoir comparé les différences entre le sort des hommes et des femmes dans Les Liaisons Dangereuses, le lecteur ne peut pas ignorer l’inégalité entre leurs punitions.  Bien qu’on puisse lire Les Liaisons Dangereuses comme un texte qui condamne la soumission des femmes pendant le dix-huitième siècle à cause de ces inégalités, il me semble qu’en pardonnant les hommes et condamnant férocement les activités sexuelles de Merteuil, Cécile et Tourvel, Laclos acceptait et même encourageait la soumission sexuelle des femmes. À la fin, les femmes sont les seules qui sont mortes (socialement ou physiquement), et les hommes ont toujours le contrôle de leur sort.  Comme écrivain, Laclos était dans la position d’un Dieu : il avait le pouvoir complet sur le sort de ses personnages, et c’était à lui de décider leur fin.  S’il avait voulu transmettre l’idée que la soumission sexuelle des femmes était injuste, il me semble qu’il aurait pardonné les femmes autant que les hommes. L’opinion de Laclos sur la liberté sexuelle des femmes du dix-huitième siècle est toujours discutée aujourd’hui, mais en publicisant l’image de Merteuil comme une femme libertine, il a montré qu’en se transformant en libertine, la femme du dix-huitième siècle pourrait avoir le pouvoir de conquérir les hommes—mais seulement si elle était préparée à risquer sa défaite complète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

Anonyme. “Le lesbianisme de l’art et la littérature.” Les pamphlets anonymes

révolutionnaires et accusation de tribadisme de la Reine. www.saphisme.com,

mis en ligne le 13 03 2010. Web. 10 Dec 2012.

<http://saphisme.pagespersoorange.fr/s18/pamphlets_revolutionnaires.html&gt;.

 

Byrne, Patrick. “Second Thoughts on the Dénouement of Les Liaisons

Dangereuses.” Modern Language Review. 96.4 (2001): 968. Web. 15 Dec. 2012.

 

De Laclos, Pierre Choderlos. Les Liaisons Dangereuses. Paris: GF Flammarion, 2006.

263, 264, 268, 269, 451, 490, 494, 495, 508, 511. Print.

 

Guillet, François. « L’honneur en partage. Le duel et les classes bourgeoises en

France au XIXe siècle », Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 34 | 2007,

mis en ligne le 31 octobre 2008. 10 décembre 2012. http://rh19.revues.org/1302

 

Hollinger, Karen. “Losing the feminist drift: Adaptations of Les Liaisons dangereuses.”

Literature Film Quarterly. 24.3 (1996): 293-301

“Pierre Choderlos de Laclos.” Wikipédia, l’encyclopédie libre. 9 déc 2012, 15:22 UTC.

12 déc 2012,

<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pierre_Choderlos_de_Laclos&oldid=86349345>.

 

 

Un conte de Bulles : La légende Pérignon

 

 

Autour du monde les gens boivent du champagne mais la plupart ne connaissent pas l’histoire de la boisson luxueuse. Ce vidéo-caste va partager la légende de Dom Pérignon, le moine modeste qui l’a inventé inopinément.
En 1688, Dom Pierre Pérignon a pris control de l’abbaye de Hautvillers, près de la cathédrale de Reims. Grace à la cathédrale de Notre Dame dans la région, les rois y allaient pour les cérémonies de couronnement. Ces grandes fêtes exigeaient des quantités énormes de vin, donc les moines rivalisaient pour le privilège de le fournir au roi.
Parce que la région de Champagne était plus froide que les régions au sud de la France comme la Bourgogne, les raisins étaient moins rouge et le vin de Champagne était considéré comme étant de moindre qualité. Dom Pérignon a décidé de changer cette idée quand il est devenu le chef vigneron de l’abbaye. Au cours d’un hiver particulièrement froid, les moines ont eu besoin de vendanger les raisins avant qu’ils ne fussent matures. Puis, à cause du froid, il a été nécessaire de mettre en bouteille les jus roses avant la fermentation. Au moment le plus froid de l’hiver la fermentation s’est arrêtée. Mais avec le retour du printemps, la chaleur a déclenché une fermentation tardive. Il en a résulté une montée impressionnante de bulles que l’on considérait alors comme un défaut, notamment parce qu’elle causait des explosions de bouteilles. Les moines ont alors décidé de changer la chimie de la boisson.
Premièrement, ils ont mélangé des variétés différentes de raisins et cela a été le premier succès de vin hybride en France. Ensuite, les moines ont enlevé la peau du raisin, comme c’est la peau du raisin qui donne sa couleur au vin et cette opération a permis la production du premier vin blanc. Le goût était superbe mais comme les bouteilles continuaient encore à exploser à cause de la fermentation tardive, Dom Pérignon a décidé de commander des bouteilles au verre plus épais et aussi des bouchons espagnols pour les fermer. Cette solution finale a marqué la naissance du Champagne, et la réputation de l’abbaye a été sauvée par la nouvelle invention.

 

Le Parfum : Une Tradition Royale

La France est le centre du monde commercial du parfum depuis quelques siècles. Il y a deux sites importants en France pour le parfum : Paris, qui est la capitale du commerce et Grasse, la capitale de la production. Aujourd’hui la France génère 40% du produit mondial et elle exporte 60% de sa production.

Pour beaucoup de françaises, le parfum n’est pas simplement un accessoire mais une partie de l’identité.  Les statistiques démontrent l’importance du parfum en France : Plus de 90% de femmes et 50% d’hommes se parfument quotidiennement pour seulement 40% de femmes et 32% d’hommes aux États-Unis.

Jean Marie Farina

Sa popularisation a commencé avec les rois. Pendant les épidémies (peste, choléra…) on craignait de se laver car l’eau pouvait transmettre les maladies, donc pour se désinfecter et couvrir les mauvaises odeurs ils se parfumaient. Jean Marie Farina, le père du parfum moderne a créé « l’Eau de Cologne » en 1709. Le parfum était très apprécié par « la cour parfumée » de Louis XV et parce qu’il est composé de 70-90% d’alcool, le parfum peut aussi servir de médicament.

Si vous êtes en France, visitez la Musée International de la Parfumerie en Grasse. Trouvez des informations sur :   http://www.museesdegrasse.com Si vous voulez acheter une bouteille d’eau de Cologne, allez sur http://farina1709.com  Le prix d’un flacon de 250 ml est €80.

Sources statistiques : www.insee.fr/sessi/publications/dossiers_sect/pdf/cosmetics04.pdf

Une ville, une histoire

Melanie Sheridan

Romans : ville bourgeoise

Romans-sur-Isère est capitale de la chaussure de luxe. Ville de 33.000 habitants, elle est située sur la rive nord du fleuve Isère au sud de la France à 100 km de Lyon (62 milles). L’industrie de la chaussure est une grande partie de l’économie.

Le Musée International de la Chaussure est l’attraction principale de la ville. De grands couturiers français ont des magasins là-bas, comme Robert Clergerie et Stéphane Kélian. Le « Pont Vieux » est aussi quelque chose à voir parce qu’il est très beau et majestueux. On traverse pour aller à la prochaine ville, Bourg-de-Péage. Il date de 1049 ce qui en fait le pont le plus vieux sur l’Isère.

Pour y aller, prenez le TGV ou l’avion à Valence, à 20 km. (13 milles). Les prix des hôtels varient de 60 à 100€ (80 à $140). Le Rucher de Jabelin est vraiment charmant et confortable. Allez à : ville-romans.com pour en savoir plus.

 

Lizzie Van Horne

     Le zouave qui avait sa pinatelle

La Pinatelle du Zouave est une petite forêt près du Puy en Velay où les pins étaient déformés par les boulangers qui utilisaient l’écorce dans leurs fours. Un Zouave l’a achetée au XIXème siècle et aujourd’hui c’est une attraction touristique. On peut y faire une promenade ou un pique-nique et l’entrée est gratuite.

La ville du Puy en Velay est une ville de 20.000 habitants qui est située à 134 km de Lyon (83 miles) en Auvergne. C’est une ville agricole et touristique, on y trouve beaucoup de boutiques et plusieurs sites historiques à visiter, tel que la chapelle de Saint Michel d’Aiguilhe, le monument Notre Dame de France et la Cathédrale Notre Dame du Puy.

Si vous visitez le Puy, quelques hôtels entre 60-75€ par nuit sont le Deltour Hôtel et l’Hôtel Bristol. Pour vous y rendre, prenez le train de Lyon à la gare SNCF au Puy en Velay. Trouvez plus d’information à http://www.lepuyenvelay.fr

Les hôtels :    www.lepuy.deltourhotel.com,     www.hotelbristol-lepuy.com